La langue tient étroitement à Ia
râce. Elle en est l'expression la plus
nette, Ia manifestation la plus haute...
Le style porte la marque de l'individu.
La langue porte l'empreinte de la-race,
Mgr PAQUET.
Ed
Ù “Quand un fils, canadien français,
: parle à sa mère dans une autre langue
que celle qu’elle lui à apprise sur ses
genoux, je me demande si ce fils aime
sa mère.”
Les doux souvenirs de l'enfance, les
tendres caresses de celle qui lui a
donné le jour; les premiers mots qu'il
bégaya en cette belle langue; il les a
donc oubliés?
>] <20-0-emen vee-m+ eue anse -en-0-20-000-0 me came.)
10010 109e rue Téléphone 24702
Organe officiel de l'Association Canadienne-française de l'Alberta
{imprimé par l’Imprimerie la “Survivance”
Vol. IV.
EDMONTON
À propos d'un anniversaire
11 y a exactement un an aujourd’hui, en présence d’une
nombreuse assistance de prêtres et de laïques amis et bienfai-
teurs de l'oeuvre de presse catholique et française qu'est la
“Survivance”, S. E. Mgr Joseph Guy, vicaire apostolique de
Grouard, bénissait les bureaux et les ateliers où se rédige et
s'imprime l'unique journal canadien français de cette province. |
A cette occasion, le digne évêque de Grouard avait fait
“DIEU ET PATRIE”
s,
LI
Pauvre fils! il n’aime plus sa mère.
Mgr LANGEVIN.
Abonnements Canada, $2; E.-U. 52.50; Europe, 33
; ALBERTA, LE 25 NOVEMBRE 1931.
Nouvelles
d'Edmonton
Le concert radiophonique
français
Le concera radiophonique français
irradié par le poste CJCA sous les
auspices de l'A.C.F.A, lundi, le 23
novembre, fut un sucès pour le trio
“Passe-temps'”, qui offrait le pro-
Chroni de l'A.C.F
ronique de l’A.C.F.A.
Les distributions de prix du con- prix de l’école privée à Warwick.
cours de français de l'A.C-F.A. vont Ce soir a lieu celle de Brosseau-
bon train. Nous regrettons ne pas Duvernay.
pouvoir donner plus de détails sur + sk #
chacune d'elles. Le secrétaire général continuera en
La première qui doit être mention- | faisant la distribution des prix à La-
née cette semaine est certes celle qui|fond demain soir.
eut lieu dimanche soir dernier au ÉS
Juniorat Saint-Jean. Elle était sous
ES Éd
ressortir toute l'importance que l'on devait attacher à une!
oeuvre qui était appelée à “continuer dans cette partie du pays
“le geste de Dieu par les Francs”, et à faire respecter tout ce
qui doit être respecté”.
M. le Dr J.-L. Petitclerc, président de l’A.C.F.A. en remer-
ciant, en termes fort choisis, S. E. le vicaire apostolique de
Grouard, d’avoir béni le nouvel édifice qui abriterait désormais
Porgane de défense des traditions catholiques et françaises en
Alberta, déclarait qu'il avait l'assurance que le journal des
Canadiens français de cette partie du pays vivrait pendant de
nombreuses années et accomplirait tout le bien qu'il en espérait.
“Nous sommes des hommes de foi”, avait dit le T. R. P.
Langlois, O.M.I, provincial des Oblats de la province Alberta-
Saskatchewan, quelques moments avant que se déroulassent
les cérémonies de la bénédiction. “Nous avons foi en l'avenir
que Dieu réserve à notre petit peuple. Pour assurer sa mission
civilisatrice nous-sommes prêts à tous les sacrifices. . .
“Nous étions ici avant les chemins de fer, les avions et les
radios, ajoutait-il. Nous étions ici avant les champs aux blés
d’or, et nous avons vécu; nous y serôns demain encore quoi qu’il
arrive, laissant à ceux qui ne comptent que sur l’or pour faire
des oeuvres de ne point faire face à l'orage.”
En terminant, le R. P. Langlois rappelait à ses distingués
auditeurs l'existence des maisons canadiennes françaises et
catholiques établies en Alberta pour assurer la survivance de la
foi par la survivance de la langue. Il signalait aussi tout l'intérêt
que doivent toujours porter les véritables Canadiens français
au journal qui aspire à continuer l’apostolat de ceux qui ont
creusé le premier et si rude sillon en ces pays nouveaux.
Ces paroles prononcées il y a déjà un an n’en gardent pas
moins une signification toujours profonde et bien actuelle. Il
importait de les signaler de nouveau afin qu’elles ne prissent
pas trop vite le chemin de l'oubli. ‘
Qu'on les relise souvent afin de ranimer chez les uns et
fortifier chez les autres l'énergie qui doit soutenir nos convic-
tions religieuses et nationales.
Qu'elles soient enfin un sujet de nombreuses et fortes
réflexions de la part de ceux qui seraient tentés de mésestimer
le noble rôle que joue et jouera le seul organe de langue française
en cette province de l'Alberta.
Maurice LAVALLEE.
oo,
Nouvelles [M Roue
use Ne administration
de l'Alberta conservatrice
L’Alberta est à l’honneur
- à Toronto
HALIFAX.—La vraie solution au
chômage est le commerce, et 1a poli-
tique tarifaire du gouvernement Ben-
gramme suivant:
1. Chant: Si mes vers avaient des
ailes, Mile Bérengère Mercier; 2.
| Flûte: Sérénade badine, Gabriel Ma-
jrie: M. Hubert Norbury; 3. Piano:
Îpas des amphores: Mille Florence
Bonisteel. Celle-ci accompagnait au
piano Mlle B. Mercier et M. Norbury.
4. Chant: Berceuse de Jocelyn: le
trio; 5. Chant: En dormant: Mlle B.
Mercier.
M. Augustin Morin rendit avec
beaucoup de talent deux chansons
pour basses: Célébrons le Seigneur,
Geo Rampies; Philémon et Baucis.
Mine A. Morin l’accompagnait au
piano.
M. le Dr J.-L. Petitclerc, président
général de l'A.C.F.A. a présenté les
artistes.
% *%
De retour
Éd
Le R. P. Arsène Alac, O.M.I, était
récemment de passage à Edmonton,
en route pour la mission de Saint-
Bruno, après un voyage de six mois
duus son pays natal, la France, où il
a eu le bonheur de visiter les membres
de sa famille qu'il n'avait pas revus
depuis 27 ans.
# *
Etudiant qui ira à Oxford
M. Edward Alexander McCourt, un
étudiant en cinquième année à l’Uni-
versité de l'Alberta, sera le prochain
boursier du prix Rhodes. Cette bourse
lui permet de passer trois ans à
Oxford. Il se spécialisera dans l'étude
de la langue anglaise. M. McCourt
est originaire de Mullinger, Irlande.
7" %X
Is échappent miraculeusement
à la mort
Deux hommes et une femme ont
échappé à une mort quasi certaine
quand l'automobile où ils se trou-
vaient enfonça le garde-fou du pont
de Rat Creek et fit une chute de 40
la présidence d'honneur de S. E. Mgr
l'archevêque d'Edmonton qui avait
voulu accepter l'invitation de l'A.C.
F.A. d'y être présent. L'Exécutif de
l'Association était représenté par le
R. P. Armand Bouchard, OM.I, M.
Vendredi soir, il fera celle de Saint-
| Paul. =
| Samedi, celle de Saint-Edouard.
| # * #
Ce qui suit n’est pas encore décidé
d'une façon définitive.
Si les conditions de transport le
Hector Allard, M. J.-O. Pilon et le! permettent, c'est-à-dire, si les occa-
secrétaire-général. Le supérieur de la |sions se présentent, l'idéal pour le
maison, le R. P. Henri Routhier, O.|secrétaire général serait d'être diman-
MI, est également membre de lexé- | che à Saint-Lina après la basse messe,
cutif. Le P. Routhier a présenté les|ä Thérien, après la grand'messe, à
orateurs qui furent le secrétaire gé- | Saint-Vincent, dans l'après-midi, et à
TORONTO.—La province de l'Al-
berta a remporté de nombreux cham-
pionnats à la récente Exposition
Royale d'hiver de Toronto. D'abord,
M. Eddie J. Shank d'Athabaska s'est
classé le premier dans la -catégorie du
blé de printemps. Sur neuf prix ac-
cordés dans la catégorie du blé de
printemps, les six premiers, à l'ex-
ception du quatrième furent rempor-
tés par des albertains. M. Herman
Trelle, le détenteur actuel du titre de
roi du blé dans l'univers, s’est classé
le sixième.
M. -Erich Anderson de Wembley a
décroché la première place dans la
catégorie de l'avoine présentée dans
la classe ouverte. Dans la catégorie
de l’avoine hâtive, M. Herman Trelle
s’est classé le premier.
Dans la classe des bouvillons Aber-
deen Angus, l’Université de l'Alberta
s'est placée au premier rang et a
aussi remporté le championnat dans
la catégorie des bouvillons Shorthorn.
# 3%
Un surplus de $348,768
L'administration des ressources na-
turelles de l'Alberta a rapporté un
surplus de $348,768 pendant les six
premiers mois de l’année. Il appert
d'une façon manifeste que le gouver-
nement a bénéficié du transfert des
ressources naturelles à la province.
Les comptes publics de l'année fiscale
se terminant le 31 mars dernier et
que l'hon. M. R. GC. Reid, trésorier
provincial, a rendus publics mardi,
montrent qu'il y ‘a un déficit de
$2,306,581 dans les revenus généraux.
‘ À ce déficit il faut ajouter celui du
département du téléphone qui se chif-
fre à $144,170 ©. 2.
= : ne OO
. MONTREAL.—Les autorités de
DRE ES
om orme
L
CS
nett n’a apporté ni commerce ni re-
venu. Telles sont les deux principales
idées développées ces jours-ci par
Y'hon. W.-L. Mackenzie King, dans un |
discours prononcé à l'association libé-
rale de la Nouvelle Ecosse.
Deux fois, dans le dernier demi-
siècle, dit M. King, le parti Mbéral a
sauvé le Canada de la dépression: en
1896 et en 1921, et plus que jamais les
libéraux doivent se préparer à accom-
plir cette tâche, comme ils l'ont fait
-[ dans le passé.
Les modifications tarifaires de M.
Bennett entraïnent des altérations
dans une mesure sans égale dans
l'histoire, continua M. King. Le ré-
sultat de ces changements, ce ne sont
ui la protection ni le revenu, mais la
prohibition dans le commerce. Si
grands ont été les changements, que
les fonctionnaires du ministère du
Revenu National en ont été troublés.
Et il est possible qu’un désastre se
produise dans le ministère avant que
nous sachions où nous en sommes. Les
intérêts commerciaux du pays ont été
compromis par suite de l'incertitude
créée par la politique de M. Bennett.
Le chef libéral préconisa la nomi-
nation d'une commission pour résou-
dre le problème du chômage, et s'op-
posa au fait de confier de grandes
sommes d'argent à un seul ministère.
Le premier ministre, ‘dit-il, après
avoir promis de mettre fin au chôma-
ge, à consacré la plus grande partie
de la session d'urgence de 1930 aux
changements tarifaires. On a voté une
somme de $20,000,000 pour le chômage,
mais on n’a dépensé que $4,000,000 au
cours de cette année financière. Pres-
que tout le reste a été dépensé au
cours de la présente année financière.
Mais les conditions ont empiré, et, à
l'immigration, à . Montréal, estiment |la session générule, après avoir violé
que. 500 -personnes; principalement des la coutume, M. Bennett alla plus loin:
Ariglais, ont été ‘déportés tous les!il demanda le pouvoir. absolu de pui-
sont pas des indésirables, mais des |jugerait à propos de dépenser, don:
‘émigrés venus chercher du travail|nant pour raison le soulagement des
‘chez nous et qui ont été trompés dans chômeurs. ne
| leurs espérances:
ones O0
e - MONTREAL.--Le personnel de . la
mois, depuis quelque temps. Ce nelser dans le‘trésor toute somme. qu'il |
pieds dans le vide. L'automobile fut
considérablement endommagée mais
les.occupants se tirèrent de cet acci-
dent avec des blessures légères. L'ac-
cident a été causé par l’état glissant
|au chemin à la suite d’une fine pluie
qui était tombée au cours de l’avant-
midi. :
k + %
M. ÿ5.-M. Douglas est banqueté
Samedi dernier, M. J.-M. Douglas,
ex-maire de la ville, a été le héros
d'une splendide réception organisée
par de nombreux amis à l'‘Edmonton
club”. À cette occasion, on lui pré-
senta un magnifique plateau en ar-
sent. Lorsqu'il adressa la parole à ses
amis, M. Douglas déclara qu'il sera
toujours prêt à travailler en vue des
intérêts de sa ville.
.
4 se se
ES ÈS Éd
Les secours aux chômeurs
Plusieurs points contentieux ont été
étudiés ces jours-ci par l'hon. J.-E.
Browniee, le maire D.-K. Knott et le
commissaire David Mitchell afin de
déterminer la manière la plus efficace
de distribuer .les secours aux chô-
meurs. Le maire Knott déclarait lun-
di que l'on était venu à une entente
sur quelques-uns des points discutés.
Il est presque certain que la somme
destinée à payer. l'exécution des tra-
vaux de chômage ne dépassera pas le
million. k
-
| MONTREAL.—S. E. Mgr Gauthier
a annoncé qu'il avait présenté à Rome
à qui de droit, des milliers de signa-
tures relativement à la Béatifcation
de Marguerite Bourgeois et que la
Congrégation des. Rites était autori-
sée à ouvrir les procès de béatifica-
tion. : : : ‘
OTTAWA—On annonce que lhon.
H.-H, Stevens, ministre du commer-
ce, ira à Honolulu,
chain. pour rencontrer le ministre du
commerce et des douanes de Nouvelle
Zélande et discuter avec lui un noùu-
MONTREAL:-MM. J. Ménard. et | veau traité ‘de commerce entre les
A. -Arcand, journalistes, ont..été ac-|deux pays. |
néral et S. E. Mgr O'’Leary.
Monseigneur a sollicité un congé
pour les junioristes le jour de la Ste-
Catherine, anniversaire de l'ouverture
de la première école au Canada.
Dimanche après-midi dernier la
distribution des prix fut faite pour
les écoles de Morinville. L'Exécutif
était représenté par notre président
général, par le R. P. J. Béliveau, SJ.
recteur du collège des Jésuites, par
MM. Hector Allard et Auguste For-
| get. M. Omer Saint-Germain, député
de Saint-Albert, était présent.
* + +
Au moment .de commencer cette
chronique nous recevons un mot de
notre premier vice-président général,
M. le Dr L.-O. Beauchemin, de Cail-
gary, nous informant que tout a mar-
ché à merveille à Pincher Creek -où
il a représenté l’exécutif à la distri-
bution de prix dimanche.
Éd % Éd
Notre deuxième vice-président, M.
Paul-E, Poirier et M. Léo Belhu-
meur, représentaient l'exécutif di-
manche soir à la distribution de prix
des écoles de Vimy.
ee #
La distribution des prix qui devait
avoir lieu à Legal dimanche soir der-
nier a été remise à une date uitérieu-
re. PRES ë
00
* *# *
M.'le Dr J.-H. Riopel, de Legal, et
M. Jean-Marie Fontaine, B.S.A., de
Saint-Aibert, représentaient l'Exécu-
tif à Picardville après la grand'messe,
à la distribution des prix.
*# + +
Au même moment de la journée, le
R. P. Henri Routhier, OMI, et M.
J.-H. Trembiay parlaient au nom de
l'Association à la distribution de-prix
à Villeneuve.
*# * 2
Et de leur côté, à Saint-Charles de
Mearns, M. Maurice Lavallée, direc-
teur de la “Survivance” et M. Auguste
Forget, de Morinville, en faisaient
autant.
Ye Éd ÈS
Mercredi matin dernier, le secrétaire
général fit la distribution des prix au
couvent de Red Deer. Nous croyons
plus sage de ne pas dire pour le mo-
ment ce que nous attendons du cercle
local.
sf:
% +:
Même remarque pour le cercle de
Castor où le secrétaire général repré-
sentait l'Exécutif à la distribution des
prix mercredi soir dernier, A cette
distribution de prix du concours de
français ‘de l'A.C.F.A. s’ajouta la re-
mise de deux médailles présentées par
M. François Jabeuf, . président du
cercle local, aux gagnants d'un con-
cours oral en français.
ÉG LS LC
Vendredi dernier, après la classe,
inotre deuxième vice-président géné-
ral, M. Paul-E. Poirier, représentait
l'Exécutif avec M. l'abbé Roméo
| Ketchen, à la distribution de prix à
{l'école Splan à Winterburn. M. Bro-
deur, président du cercle de l’Imma-
culée Conception d'Edmonton les ac-
compagnait. De là, comme d'ailleurs,
les membres de l'Exécutif sont reve-
nus enthousiasmes.
se Éd +:
Quelqu'un nous racontait qu'il avait
réellement été ému à la distribution
de prix à Saint-Albert dimanche
|
| Bonnyville le soir.
Cela demande de la coopération et
de la bonne volonté. Il suffit d'un
accroc à ce projet pour faire rater la
balance du programme. S'il se dérou-
lait tel que projeté, le secrétaire gé-
néral pourrait être à Fort Kent lundi
| après-midi, le 30 novembre, et au Lac
Froid le soir.
Au commencement de décembre, il
y a plusieurs réunions de comités de
l'Association qui auront lieu à Ed-
monton. Il faudrait que le secrétaire
général fût présent. Il y a réunion de
[Eu le 10 décembre. Puis, il y a
les distributions de prix dans la ré-
‘gion de la Rivière de la Paix. Elles
devraient être faites avant les fêtes.
Cela demande de la bonne volonté,
de ia coopération, et des “occasions”.
*% + #
Les indications sont que l’A.C.F.A.
peut finir l’année 1931 en coup de
vent. C’est à vous de le vouloir, ap-
portez votre petite part, et il en sera
ainsi. Voyez comme le mouvement est
bien parti,
se
Log
Ed de DS
Donnelly a atteint son objectif!
Nous n'avons jamais douté qu'il en
serait autrement.
Le nombre des membres de ce cer-
cle est plus que doublé.
# %
Athabasca, Lamoureux
sont les cercles qui ont
objectif à date.
*% * EG
‘Pourtant le cercle de
venir s'ajouter à ces trois premiers.
# # + É
Quelqu'un de Saint-Albert nous a
posé la question suivante:
“Qui vous dit que notre cercle n'at-
teindra pas son objectif?”
Nous n'avons pas été en mesure de
répondre. Nous le serons le 2 janvier
| prochain.
et Donnelly
atteint leur
ste
ie Éd
Nous avons reçu une remise du|
cercle de Cluny.
x l
Le cercle Saint-Joachim a fait par-|
venir $150 à l'Association. Voilà en- |
core un cercle qui a plus que doublé
le nombre de ses membres. Son ob-
jectif sera certainement dépassé a-
vant la fin de l'année. |
A cet effet, il organise une soirée |
pour dimanche le 6 décembre. On
vous a dit que le prix d'entrée serait
un piano. Mais ce n’est pas ce qui
semble intéresser le plus les gens
d'Edmonton, c’est plutôt le débat qui
est au programme. Ce débat se fera
parleront contre l'Association et deux
en sa faveur. MM. J.-W. Pigeon et
‘Paul-E. Poirier, deuxième vice-prési |
dent général prendront la négative, |
tandis que MM. L.-N. Despins et no-,
tre président-général, M. le Dr Fe)
Petitclerc défendront l'Association. |
EG e |
Le président du cercle Saint-Joa-|
chim à M. Pigeon: :
“Veux-tu me dire pourquoi ils!
m'ont nommé président du cercle, toi?
C'est une manière de m'empêcher de!
parler, ça. Je voudrais bien ne pas:
être président de mon cercle, je te dis!
que j'y prendrais part à ce débat-là.!
Ah, ce que j'aimerais ça!
autour de l'A.C.F.A. Deux orateurs
Pris sur le vif:
_Et M. Pigcon, indigné, reprend:
Calgary va de
le mois pro-
après-midi. L'Exécutif y était repré-
senté par le R. P. Routhier, OM,
MM. J.-C. Pilon, J.-H. Tremblay et
J.-M. Fontaine.
Il n'y a qu'une chose, nous suppo-
sons, qui puisse consoler notré ami, le
R. P. Marcel Chartiez, de n'avoir pu
“Mon cercle? mon cercle! Attends un |
peu, mon cercle. ..
Voulez-vous connaitre la suite,
vénez à la soirée du cercle Saint-
Joachim, le 6 décembre prochain.
ÈS CS ÊS
Le cercle de Picardville nous fait!
assister à cette distribution . de prix, |tenir la cotisation de quelques autres
c'est que pendant qu'elle se déroulait, | membres actifs.
- [il a baptisé deux enfants qui pren-+ Il a organisé une soirée au profit
. direction .et du bureau. principal de
- la Banque. Canadienne Nationale
vient d'organiser de:sa propre.initia-
tive une campagne de souscription en
” faveur de la Société Saint-Vincent de
Paul. Les cotisations des quelque 250
membres qui composent ce. personnel
forment la jolie somme de 1550. ::
-. : QUEBEC.—M. . Chaïles Maillard,
". directeur de l'Etolé des Béaux-Arts
.. «de.-Montréal, ‘a’ été nommé directeur
- :« général ‘des Ecoles dé, Beaux-Arts de
- Id: province de: Québ =
ment’de. fe : Simard: -*.
ec;:en ‘remplace: |c
quittés par le juge Monette. Les deux
prévenus étaient aëcusés d’avoir cons-
piré avec d'autres “personnes. pour
porter contre M. Allan Bray, ex-pré-
sident du comité exécutif de Mont-
réal, une accusation qu'ils ‘savaient
fausse, | sue ne
.QUEBEC:—M. J. C: Magnan, ins-
pecteur. général des. écoles normales
de la -province de Québèc, a été ‘élu
gérant :de la Caisse. d'Economie de
Notre-Dame . de: Québec, en rempla-
-C. Mercoux, : décédé :ré-
l OTTAWA.—Pendant le mois d'octo-
bre, les exportations au Canada ont
dépasssé de $9,597,043 les importa-
tions. Les revenus des taxes de l’accise
ont atteint le chiffre de $6,254,682
durant le même mois. L’an dernier,
‘[en octobre, les. taxes de l'accise n'a-
väient rapporté que $3,372,652. Ce
sont là des signes. du relèvement des
affaires. Si on continue de prêcher
l'optimisme, l'hiver sera:moins rigou-
reux:qu'on ne.le.croyait et la ‘pros-
bérité . nous. reviendra avant - lonig-
temps.
LE REVE D
M. le curé suspendit le grand ta-
bleau près de la porte d'entrée et
s'éloigna de quelques pas pour juger
de l'effet.
Il lut en haut: SOUSCRIPTION
POUR LE VINGT-CINQUIEME AN-
NIVERSAIRE DE LA PAROISSE DE
L'IMMACULEE CONCEPTION
D'EDMONTON.
Un petit baromètre sur la gauche
devait marquer les recettes journa-
lières: un autre plus grand sur la
droite les recettes additionriées par
semaine. Les chiffres des graduations,
100, 200, 300. . . 1,000 et ainsi de suite
jusqu’à 250,000 étaient bien claires.
C'était gentil et si tentant. . . comme
on aurait plaisir à suivre journelle-
ment la colonne rouge monter.
monter. . . jusqu'au sommet!
Le sommet! 250,000 sous! l'attein-
ärait-on? M. le curé en y pensant
poussa un soupir. Sait-on jamais?
On le dépasserait peut-être!! Il avait
bon espoir.
Il se rapprocha et ouvrit le tronc
des offrandes. D'un coup d'oeil il vit
qu’il était garni, retira les enveloppes,
compta les sous et mesura une bande
rouge qu'il colla sur le petit baromè-
tre. Ce n'était pas trop mal pour un
commencement.
En sortant, une bonne dame le salua
et l’arrêta pour lui dire la grande
nouvelle: L'Ancien était revenu. . . On
l'avait vu. . . C'était pour l’anniver-
saire. . . Certain.
M. le curé se réjouit. C'était un si
bon vieux, l'Ancien, si aimable, si
complaisant, toujours prêt à rendre
service. Réellement c'était la Provi-
dence qui lenvoyait.
L'Ancien était de la paroiïsse depuis
toujours. Il avait aidé à bâtir
l'église. On était accoutumé de le voir
tous les dimanches dans “son banc”,
à côté de sa “vieille”, avec ses che-
veux blancs, son pardessus à col de
velours, bien propre.
Il avait été marguiller, faisait sou-
vent la quête, collectait les places de
bancs, plaçait parfois le monde. Il
s'empressait aussi au presbytère dans
les grandes occasions.
Personne ne savait son âge. IL avait
eu une nombreuse famille. Les en-
fants en grandissant l'avaient quitté
pour aller gagner leur vie ailleurs. On
avait fêté ses noces d’or et toute la
paroisse en était. Puis un beau jour sa
vieille” tomba malade et mourut.
On crut que lAncien y passerait
aussi, tant sa douleur fut grande. .
El erra quelque temps solitaire et
triste; puis un beau matin... partit...
On le disait en visite chez ses enfants
| dans l'Est, aux Etats, un peu par-
tout. ..
Il manquait vraiment et on le re-
grettait. . . et voilà qu'il était revenu,
quième anniversaire de la paroisse, de
sa chère paroisse. ..
Ses amis lui apprirent les nouvelles.
Une grande souscription était ouverte
pour payer la dette. Si elle n'était
pas payée pour la fin de l’année le
bruit courait que l'église serait ven-
due. Cela le surprit d'abord, puis le
remplit d’une terrible indignation.
Vendre l'église pour laquelle il avait
tant travaillé et tant contribué!! Cette
nouvelle gâta la joie de son retour, le
rendit tout. . . chose. À force d'y
songer il en prit la fièvre et se mit
au lit...
No 3.
E L'ANCIEN
Et voilà comment la chose arriva
un certain matin. La police contenait
à distance la foule des curieux amas-
sés, les enfants avaient déserté la
classe et les femmes au premier rang
pleuraient et se lamentaient. Un
“contracteur” inconnu commandait
une troupe d'hommes poussant par
les fenêtres du soubassement de gros
billots qui tombaient avec un bruit
sourd Puis les “crics” entrérent en
jeu et lentement, petit à petit l’église
s'éleva. Par la muraille éventrée on
commença à voir les échafaudages,
les fournaises, tous les coins qui lui
étaient familiers.
Un train d’énormes traverses s’al-
longeait sur le trottoir, jusque dans la
rue, les arbres étaient coupés pour
faire de la place.
Maintenant l'église, d’un seul bloc
s'avançait d'un mouvement impercep-
tible et continu sur de gros rouleaux
de fer creux. Deux chevaux tour-
naient lentement un treuil autour
duquel s’enroulait un gros câble.
Quand la grande masse de briques,
dominée par le clocher, se trouva
dans la rue elle apparut immense,
gigantesque, de toute l'immensité d'un
triste destin qui s'accomplit.
Puis un “engin” fut accroché et
lourdement l’église se mit en mar-
che...
Pendant longtemps la foule éplorée
suivit des yeux le clocher familier qui
s'éloignait. . . pour toujours.
Lorsque l’Ancien, les yeux pleins de
larmes vit la place vide, le trou béant,
les débris de toutes sortes qui jon-
chaient le sol de ce qui avait été ‘son
église”, son coeur se serra d'une dou-
leur atroce. ..
CS Ed %
En se réveillant le lendemain, la
tête lourde, les membres engourdis, il
se dressa sur son lit, épongea son
front moite de sueur, puis se leva
soucieux, s’habilla songeur et fit sa
prière. Soudain la cloche de l’angélus
sonna comme de coutume. L'Ancien
se précipita à la fenêtre. . . La croix
du clécher brillait entre les arbres à
la même place. ..
Ce n'était donc qu'un affreux cau-
chemar. . . Alors une idée lui vint. Il
{s’approcha du coin où était sa valise,
en souleva le couvercle, en retira une
boîte ‘en fer et l'ouvrit avec précau-
tion. Les polices d'assurances, les ti-
tres, tout était en place. En dessous
se cachait la réserve en cas de besoin.
Il tira un paquet et examina les bil-
-llets, en choisit un, le plia, le glissa
dans sa poche, remit chaque chose en
place et referma la valise d’un tour
de cief.
Le second coup de la messe sonnait
quand l'Ancien entra à l'église. Il
s'arrêta près du tronc sous le tableau
des sourcripteurs, déposa son billet
i tout rajeuni, pour fêter le vingt-cin- dans la boîte, puis gagna son banc et
s'agenouilla comme de coutume. . .
Quand il sortit, l'office terminé, il
rencontra M. le curé qui, la recette
comptée, inscrivait les noms. Au mur
le baromètre avait fait un grand saut.
L'Ancien salua le curé et avec un
petit air malin en pointant la colonne
rouge qui avait grimpé jusqu'au som-
met:
—M. le curé, si ça continue, votre
baromètre va bentôt “buster”. . .
BP. J.
Toute contribution devra être en-
voyée à M. abbé J.-R. Ketchen,
10830 96e rue, Edmonton.
Le cercle de l'Immaculée Concep-
tion veut arriver en tête de la pro-
vince pour le nombre d'enfants ins-
crits dans les rangs de l’A.C.F.A.
A cet effet, M. l'abbé Roméo Ket-
‘chen, accompagné du secrétaire géné-
ral a parlé aux enfants de sa paroisse
lundi après-midi de celte semaine.
Ne croyez-vous pas qu’il est possible
de finir l'année de l’A.C.F.A. en coup
de vent.
. ,
Éd É se
Les professeurs bilingues, détenant
certificat de notre province, sont tou-
jours priés de s'inscrire au secréta-
riat.
de
A A
CE Ho
Voilà que la chronique s’allonge et
nous n'avons pas parlé de la dernière
assemblée de l'Exécutif comme: c'était!
notre intention. Pourrons-nous
faire la semaine prochaine?
le
En attendant, il est bien permis de
rapporter, .croyons-nous, que lorsqu'il
dront part au concours de françaiside }J'A.C.F.A. _aui a lieu ce soir, à|y a assemblée de l'Exécutif ou lorsque
dans quelques: années.
3%
Maintenant,
voyons les distributions
à venir. : ° -
A l'heure où cette chronique parai-
tra”la distribution des prix aura été
faite à Vègreville, mardi le 24 Le
secrétaire général probablement -ac-
compagné du R. P. Routhier, O.MI,
y auront. représenté l'Exécutif de l'A.
CFA. ie
|: Cet”après-midi,
jour dela
‘Sainte-
l'occasion de la Sainte-Catherine. n|
y a partie de cartes, goûter, etc.
k ss F x je o |
A Falher, le cercle organise une
soirée pour le 8 décembre.
: Éd Éd 3%
Le dimanche suivant, le 13 décem-
bre, le cercle de l'Immaculée Concep-
tion aura également une soirée au
profit de l'Association. On profitera
.[de la circonstance pour faire la dis-
‘|tribution .des prix du. concours . de
| Sainte-| français aux. élèves de l'école au:
=... Catherine, a lieu la. distribution - de’| Sacré-Coeur. : . Date
les autres membres se dérangent: pour
aller représenter l'Association, notre
trésorier-général, M. H.-E. Patenaude,
qui a eu une attaque de paralysie il y
a quelques mois, et qui prend toujours
du mieux, dit à sa femme: “Eh, si ce
bras-là peut revenir comme:il faut
une fois!” ..
Ces lignes ne sont pas destinées à
être lues par son médecin.
Ubalde BAUDRY,.
… ‘ -. Secrétaire-général..
. AR,
La préférence accordée
aux dominions
LONDRES.—Le gouvernement na-
tional anglais a réussi, vendredi, à
donner au président du Board of
Trade des pouvoirs extraordinaires en
faisant franchir rapidement par la
Chambre les diverses étapes d'un bill
contre le dumping. Ce bill a reçu la
sanction royale aussitôt après son
adoption par les deux Chambres.
Les marchandises canadiennes ne
seront pas taxées par la législation
d’'antidumping du gouvernement na-
tional qui accorde au président du
Board of Trade le droit d'imposer un
droit maximum de 100 pour 100 sur
lun grand nombre de produits LE.
Hore-Belisha, secrétaire parlementai-
re du Board of Trade, déclara que les
produits du Canada et des autres
: dominions ne seraient pas aflectés.
Les dominions, dit-il au milieu d'ap-
plaudisséments, jouiront de la préfé-
rence, et celle-ci sera de 100 pour 100.
L'hon. Walter Runciman, président
‘du Board of Trade, déclara que des
importations anormales ont été faites
en Grande Bretagne depuis quelques
mois. Les importations ont augmenté
en octobre et pendant la première
partie de novembre. Au cours des huit
mois de la présente année, l’importa-
tion mensuelle moyenne des articles,
de la classe trois, auxquels s’applique-
ra l'antidumping, a représenté une
somme de $103,000,000. En septembre
ce chiffre-était de $113,000,000 et en.
octobre de $136,000,000. Pendant les
dix premiers jours de.novembre, on a |
importé.sur.le pied de $175,000,000 par
mois. | | N- :
v
PAGE 2 :
4
$
$
R L
F1 Propos religieux, littéraires et féminins
Le Kopaume
LÉ Fos
| de l'Jntérieur
Maman! Maman!
&
$
ç
LA SURVIVANCE
DES AVIONS PASSERENT …
C'était cette semaine.
Pressez ce mot utile, il devient ter-
Je passais en auto sur la magnifique {rible.
route de Paris à Fontainebleau, route
où l’on se tue si gaiement à 100 et
même à 150 kilomètres à l'heure—
Voir le garagiste d’avant-hier.
Le ciel était bleu, de ce bleu tendre
qui est spécial aux paysages de l'Ile-
de-France. Les jeunes blés ondulaient
.{doucement sous un vent du Sud, et,
à perte de vue, les betteraves étiraient
leurs minces lignes vertes entre les
terres couleur de Sienne brûlée.
Nous venions de dépasser les deux
Quelles plus heïles syllabes latines ont un plus doux SON | immenses et si inutiles hangars des
que celles que forment ce mot presque divin que balbutient les dirigeables d'Orly, quand le ciel se
enfants à leur mère? Maman! C'est le cri qui rappelle à celle à
qui il est jeté par des lèvres innocentes que c’est le fruit de ses
entrailles, que c’est un peu d'elle-même qui s'en est détaché
pour lui survivre.
piqueta de points noirs, et un lointain
vrombissement emplit tout l'espace.
Vivement, je fis arrêter.
Et je me trouvais, sur le talus, à
Maman! mot tragique qui fait tressaillir toutes les femmes | côté d'un officier qui, lui aussi, vou-
jusqu'au fond de leur étre. Maman! syllabes musicales qui eX-:lait voir ce qui se passait 1à-haut.
priment tant de choses et font rayonner tant de bonheur Iors- ;
qu'un sourire les accompagne, Maman! cri d’invocation de la
faiblesse à la force, cri de protection contre le danger.
Maman! cri d'appel d’une ême en détresse qui cherche sa
voie, son salut. Maman! mot qui désarme les bourreaux, qui
fonû les coeurs les plus endurcis lorsqu'il est jeté par l'excés de
la souffrance comme un appel de clémence, à l’apaisement de Ja
douleur.
Toutes les mères d’instinct en connaissent la signification;
aucune d'elle ne se méprend sur la pensée qu'il veut exprimer,
car les nuances les plus subtiles de la prononciation du mot ma-
man, leur coeur les enregistre mieux que ne le ferait une longue
explication.
C'est vers la maman que
se dirigent les premièrs regards
du nouveau-né; c’est vers la maman que se porteront les pre-
miers pas du jeune bébé; c’est à la maman, nourrice attentive
et prévenante que le premier mot du langage sera adressé.
Lea Providence a chargé la femme du rôle de la maternité.
Pour accomplir ce noble but, elle l’a douée des qualités néces-
saires à cette fin, comme elle
a assigné à l'homme la tâche de
pourvoir à sa subsistance, de veiller à sa défense et de concou-
rir au maintien et à la survivance de sa famille.
Le rôle de la mère est un
rôle de sacrifice et d'abnégation.
Si les joies de l’âme sont exaltées chez elle, par le bonheur que
l'enfant né de son sang lui procure, elle ne doit ce contente-
ment qu'au prix de souffrances physiques et morales qu'il Jui
faut endurer, de sa naissance
jusqu’à la mort.
. Qui dira les tourments d’une mère au chevet de son enfant
malade? Qui pèsera sa douleur lorsque la chair de sa chair aura
fini de souffrir et que son âme se sera envolée pour l'éternité?
Qui pourra comprendre le calvaire d’une mère assistant impuis-
sante à le conjurer, à l’éloignement, à la désertion, au renie-
ment moral de son enfant?
Le lien que les unit si invisible qu'il soit à nos yeux est trop
fort pour que le coeur le plus sensible de ces deux êtres ne res-
sente pas toutes les sensations de la douleur ou de la joie.
Par ce lien, plus encore spirituel que matériel, la mère de
famille est la gardienne de l'avenir. L'enfant sera ce que la
mère en aura fait. La société vaudra ce que l’enfant aura valu.
Tempérament, caractère, instruction, éducation, peuvent
être modifiés par des circonstances indépendantes de la volonté
d’une mère, mais il n'en reste pas moins vrai que le fonds de la
mentalité d'un enfant reflétera d’une manière indéniable au
cours de sa vie, les impressions latentes du milieu dans lequel il
aura été élevé, dans lequel il aura vécu.
L'influence bienfaisante de la mère, si celle-ci a été elle-
même éduquée pour remplir sa belle mission, restera impré-
gnée dans le coeur de son enfant qui malgré ses fautes aura un
jour le remords de ses mauvaises actions et endemandera le
pardon dans cette formule de sa première enfance, Maman!
qu’il jettera comme un appel de secours.
Respectons donc toujours celle à qui nous donnons ce doux
nom. Comprenons qu'après nous avoir donné là vie, nourri de
son lait, guidé nos premiers Pa$, consolé nos peines, instruit de
son expérience, nous ne pouvons avoir sur cette terre un con-
seiller plus fidèle, un amour
mère,
L'histoire toute entière de l'humanité nous en fournit la!”
plus profond que celui de notre
preuve au Cours des âges. Les nations les plus avancées en ci-
vilisation, celles qui ont produit des chefs-d’oeuvre immortels,
sont celles où la famille a été la base de la société, où la mère
a été respectée et honorée.
Les exceptions à cette règle n'ont été et ne seront toujours
que des monstruosités comme la na
peut-être dans le but de nous mie
ture se plait parfois à créer,
ux faire apprécier ce qu'il y
a de beau dans le bien, de laid dans le mal.
Aussi,
le rôle que
ste se
ba CS La
Le spectacle, certes, en valait la
peine.
Des escadrilles d'avions se suivaient,
à intervalles réguliers, toutes avec la
même formation triangulaire. , . bi-
plans de bombardement au milieu. : .
monoplans de chasse sur les ailes, ..
avions plus rapides en éclaireurs.
Cette force aïilée s'avançait avec
rapidité, impérieuse, très haute dans
le ciel.
Tous les gens regardaient, les
paysans accouraient sur leurs portes,
les oiseaux se taisaient, les hoeufs de}
labour eux-mêmes, la tête maintenue |
par le joug, faisaient un effort pour
apercevoir la cause de l'immense ru-1
meur qui roulait au-dessus d'eux.
L'officier me regarda.
—Quand ce sera pour de bon, lui}
dis-je. . . quelle horreur!. ..
—Une horreur non encore vue,
Ti y eut un silence entre nous deux.
—Et pourtant jf le faut. . , Vous
avez des Scouts dans votre paroisse,
M. le curé?
—Oui. . . quatre troupes. ..
—Leur devise. . .2
—Toujours prêts!
—Eh bien, . . elle doit étre aussi la
nôtre,
— Evidemment.
LA %
Nous fimes quelques pas ensemble.
C'était un cayitaine, fin, cultivé,
belle téte d'officier français.
—Notez, me dit-il, que je partage
votre sentiment. . . L'homme va se
charger de détruire sa planète. Attila
et ses Huns étaient des novices dans
la sauvagerie en comparaison de nous,
demain.
. L'adversaire qui arrivera Je
premier, ne sera-ce que d’une heure,
fera ce qu'il voudra. .. Il écrasera. . .
brülera. . . asphyxiera, ..
—Et taut ce que la piété, l’art et le
génie ont accumulé de chefs-d'oeuvre
depuis le fond des âges. . ?
— Rien ne comptera pius. .
femmes. .. ni les enfants...
—Pas même des villes qui appar-
tiennent plus à l'humanité qu'à une
nation. . ? Florence. . ? Venise. . ?
—Vous pourriez ajouter Paris. . .
Munich. . . Rome. . . Mais, vous savez
. en temps de guerre, quand les
peuples sont dressés l'un devant l'au-
tre. . . Rappelez-vous Louvain . . .
Reims. ..
—Et, militairement, peut-on barrer
la route à l’agresseur?
—Actucilement, non.
EG *
. ni les
{
Et là, au bord du chemin, le capi-
mères chrétiennes, souhaitons que vous restiez dans|tèine m'esquissa un rapide schéma: |les positions enviées, les charges ho- | ,
la nature vous a assigné. Il est assez beau, assez noble, | —D'abord, presque fatalement, ce |norables ne vont-elles pas à ceux quilque relatif en ce monde: il faut se
Le paysage, de nouveau, déroulait
aux glaces de l'auto l'appel apaisant
des prairies et des bois.
Mais je ne les voyais plus. . .
Je pensais à ce vernis brillant de
la civilisation qu'un incident, toujours
possible, peut briser, . . Et alors la
bête féroce originelle, toujours aux
aguets, surgit, prête à tout.
Oui, pauvre progrès humain, au
nom duquel les bonzes du siècle der-
nier ont proféré solennellement tant
de paroles. . . tu n’es qu’un vain mot. .
tu n'es qu'un serpent qui se mord Ia
queue. . ,
ste de
+ k
ste
2 2
Aussi, comme on comprend ceux
qui, dans tous les pays, n'en prennent
pas leur parti, de cette trahison de Ia
science. . . ceux qui affirment que le
salut existe, mais qu'il est dans Celui
qui à dit: ‘“Aimez-vous donc les uns
les autres. . ’ Et en celui-là seule-
ment,
S'aimer!. . . Quel plus beau pro-
Le rôle de l'épouse
Mme de Meintenon disait aux élè-
ves de St-Cyr: “Vous n'avez que deux
choses à faire, une fois mariées: servir.
Dieu et contenter votre mari. Fuyez
les mauvaises compagnies. Aimez ia
présence de votre mari, ne Vous Ca-
chez jamais de lui; soyez une bonne
chrétienne, une bonne femme et une
bonne mère.”
RE
‘ Le rôle de l’épouse n’a pas changé,
ces paroles sont toujours vraies et
résument la vie d'une femme chré-
tienne. Elle ne doit pas être de ces
femmes qui ne parlent et n’'agissent
que sous l'impression du moment, et
l'idée qui leur passe par la tête, de
celles qui, ne savent qu'inventer pour
faire plier leur mari à leur fantaisies,
qui ne s'occupent que de colifichets,
de toilettes. Quel plaisir un homme
peut-il trouver dans la société d'une
femme pareille.
Une femme doit éviter le plus pos-
sible tout ce qui pourrait étre un
sujet d’ennui pour son mari dans sOn
intérieur. Qu'en rentrant chez lui, il
trouve au contraire un visage sol-
riant, un accueil affectueux, des en-
l'rires qui accueiïllaient autrefois sa
gramme. . .? Est-ce une utopie que de|fants propres, heureux aussi d'em-
convier tous les peuples à tendre vers! Prasser leur père, enfin une maison
sa réalisation? |gaie et bien tenue où il sente la main
Et, si on le repousse, quel sera| délicate et affectueuse de sa femme
s dans les arrangements, ét dans tout
[ce qu'il aime et qui l'intéresse. Une
femme doit penser à son mari, cher-
cher à satisfaire ses goûts en préve-
nant ses désirs.
encore l'arbitre de demain sinon la
force brutale et toute la sauvagerie
du progrès?
Et, une dernière fois, je regardais ; ns
s'amincir, là-bas, au fond de l'horizon, | Il ne faut pas qu'une femme se dise:
tous ces petits points noirs qui pou- “Je suis mariée et n'ai plus besoin de
vaient porter, chacun, 2,000 kilogs defaire des frais pour Ron Ma: il
charge utile. .. m'aime, je puis être tranquiile et vivre
Sans doute, il faut cela. selon ma fantaisie. C’est le contraire
Mais, tout de même, qu'elle doit se dire.
rêver d'autre chose. . .
Pierre l'ERMITE.
*
laissez-moi
Pour une épouse les premiers mois
du mariage sont une époque bien im-
Oo portante; il faut donc qu'une jeune
° ° | fille comprenne bien ses devoirs; il ne
L à politesse chez SOL faut pas qu’elle se dise comme le font
plusieurs: mon caractère est comme
ceci, comme cela; mon mari s’y babi-
tuera, et je vais tout de suite le mettre
au pl. C'est un raisonnement faux.
Une jeune fille ne doit plus penser à
elle dés qu'elle est mariée, et doit faire
plier son caractère devant celui de
son mari Avec de l'amour el de la
volonté, elle y arrivera même assez
facilement.
|
On me raconta un jour le .
suivant:
Un vieil Irlandais, gérant d'une
compagnie industrielle, était occupé à
l'arrière de la manufacture quand un
employé vient l'avertir qu'une dame
l'attend au bureau. Le bonhomme
aussitôt s'empresse, d'une main ra-|
juste sa cravate, de l’autre son toupet,
tandis que le sourire conventionnel
éclaire déjà sa physionomie. Au bout
de deux minutes, il réapparaît, fu-
rieux: “Ce m'était pas une dame qui
était là, s'écrie-t-il, c'était ma fem-
me!”
Cette histoire m'a fait rire. Elle mel
semble moins gaie depuis qu'un peu | Une jeune Nomime cherche avanti
d'observation m'a appris combien le tout en se mariant, une compagne
manque d'égards qu'elle révèle, si fré- | POur son foyer, une femme qui par(a-
quent entre mari et femme, est déplo- Be ses joies mais aussi ses peines, et.
rable. IL a fait dans plus d'un ménage | qui jui aide à les supporter avec cou-
trébucher le bonheur. irage; montrez-lui que vous êtes capa-
Pourquoi certains hommes s'imagi- |ble d’être cette femme désirée.
nent-ils ne devoir à leur femme au-l C'est par la surveillance de sa con-
cune des politesses, des menues pré-|duite, par l'oubli d'elle-même, par sa
venances qu'ils prodiguaient à leur|bonne volonté dés les premiers temps
fiancée? Pourquoi maintes jeunes|du mariage qu'une jeune épouse pré-
filles, sitôt mariées, se croient-elles| pare son bonheur dans l'avenir,
également dispensées, vis-à-vis del Mais restons dans le vrai. Il ne faut
leur mari, des mille petites attentions | bas compter sur des jours sans nuage:
qui ont, bien souvent, gagné son!le bonheur parfait n'est pas de ce
coeur? monde; il faut savoir se contenter de
Elles paraïîtront devant fui enlai-|celui que Dieu nous envoie,
dies par un accoutremeht ridicule et| Souvent une jeune femme ne trouve
défigurées par une coiffure en désor-|pas chez son mari l'idéal qu’elle avait
dre. Les mots aimables, les ciairs sou-|rêvé, de la tristesse, mélancolie,
Encore une fois, le bonheur n'est
Dès les premiers jours du mariage
une jeune femme doit étudier le
caractère de son mari, et tâcher de
bien comprendre sa nature, connaitre
ses goûts, pour savoir toujours ce qui
peut lui faire plaisir.
ee
plaintes quelquefois; mais sait-elle si
venue ont disparu. son mari trouve en elle toutes les
De nos jours, les succès en affaires, | qualités qu'il cherchait!
Comment amuser
es enfants
Plusieurs d'entre nous, mesdames,
se plaignent de leurs enfants. Hs
occupent tout votre temps, vous ne
pouvez sortir, nt recevoir, ni méme
lire; et si vous condescendez à les
amuser, ils ne sont jamais satisfaits.
C'est peut-étre, permettez-moi de
vous le dire, que vous ne savez pas les
amuser! Trop de personnes s’imagi-
nent qu'en remplissant les bras de
leurs bambins de jouets coûteux elles
obtiendront une après-midi de tran-
quillité. Ce n'est pas cela, il faut leur
montrer à jouer, comme on leur mon-
tre à parier, à marcher. Cela vous
demandera deux ou trois leçons, puis |
votre bébé, votre petite fille.ou votre
petit garçon organiseront eux-mêmes
les jeux que vous leur aurez enselgnés.
Tout d’abord, les enfants ne sont
[pas difficiles à amuser. Voyez plutôt
un bébé d'un à trois ans, la moindre
chose l'intéresse;—une boite, une
image, un fuseau de fil, tout autant
que son crochet, sa balle et ses ati-}
maux en caoutchouc. Il peut tourner
et retourner sans se lasser, le même
objet entre ses petites mains, le jeter
à terre et courir à quatre pattes pour
le reprendre, l’agiter au bout de son
TT ME
25.NOVEMBRE 1931.
Les riens qui rendent
insupportables
L'art de se rendre insupportable est
un art très facile à exercer, qui exige
fort peu d’études. Certains tics ner-
veux, une mauvaise habitude suffi-
sent pour exaspérer les nerfs suscep-
tibles et rendre la personne là meil-
leure parfaitement désagréable.
Il y a, en effet, de ces petits riens
prescrits sévèrement par Je savoir-
vivre, et dont l'effet est d'exaspérer
ceux qui doivent Îles supporter; les
délinquants, en les imposant, font
preuve d’un manque corhpiet du souci
de plaire, de se rendre agréables,
d'une absence de finesse et de délica-
tesse, que toutes les qualités qu'ils
possèdent ne suffisent pas souvent à
remplacer.
Tout en causant, ils se livreront à
un petit nettovage de leurs dents,
grattant de-ci, grattant de-là, avec ce
petit bruit sec que produit le cure-
dent, ou bien ils se nettoieront les
oreilles, taïlleront leurs ongles, les
limeront, comme ils pourraient se
livrer à toutes ces opérations dans la
solitude inviolée 4 cabinet de toi-
| lette.
Ii est de ces soins que les imperfec-
tions de la nature, les infrmités hu-
maines, rendent nécessaires, mais qu'il
est inutile de dévoiler. On a le devoir
bras en gazouillant. Et qu'est-ce que de se tenir en parfait état de propreté
ceci vous demande?, .. Jui fournir unlen employant les moyens usuels:
û ei ù e . ET s
jouet, s'il ne l'a trouvé lui-même, et\bains, douches, frictions, débarbouil-
le surveiller discrètement. lages fréquents, et cependant ce sont
Lorsque le bébé est un peu plus choses qui doivent demeurer ignorées,
vieux, quatre à six ans, et plus äl évoquant des idées trop réalistes qu'il
12 e
commence à s'intéresser à des jeux}est Préférable de ne pas soulever.
plus compliqués. Ii aime à assembler Sans souci du vertige qui Renan
des cubes, à bâtir des châteaux en disposer les personnes présentes, d'au-
dominos, à trainer des voitures, des|tres, tout en causant, remuent un de
El Li g
animaux, à caresser ou maltraiter une leurs pieds ou $e balancent sur leur
poupée, à regarder des images. Plus !Siège, lèvent leurs mains en faisant
tard encore, il jouera de préférence retomber la paume sur le bras du
avec des machines de pompiers, des|fauteuil, battent une retraite, une
soldats de plomb, un chemin de fer | marche sur la vitre, ou sur la table,
mécanique, des billes si c'est un gar-|Sétendent fout leur long sur ne
çon; une poupée, un ménage, si c'est chaise, dans une pose étalée, qui n'est
une fille; des livres, des jeux de so- | ni &racieuse, ni polie pour les pérson-
ciété, pour les deux.
Mais il y a aussi les jeux qu'on
organise soi-même, et qui sont au
Moins aussi amusants que ceux qu’on
achète tout faits.
Les enfants dans leurs jeux repro-
duisent des scènes qui les ont frappés,
copient les actions de leur aîné en
auto, en chemin de fer, en aféroplane
même, celui-ci aimerait être mar-
chand, celui-ià dirigerait volontiers
un hôpital pour les poupées, celle-ci
un restaurant, une école, . . Avez-
vous idée du peu qu'il faut pour réa-
liser tous ces désirs? Quelques chaises.
Avec une demi-douzaine de chaises,
disposées de telle ou telle manière,
vous aurez un auto confortable, un
magasin bien achalandé, un hôpital
de premier ordre. N'est-ce pas très
simple?
Il y à aussi les jeux en plein air,:!
c'est encore plus facile. On joue à!
cache-cache, au chat, à la balle, à la
toupie, on saute à la corde, on prend
des courses, on fait des concours de
sauts, ou bien on s’'imagine être une
bande de voleurs que la police pour-|
suit ou une armée en campagne. . .
Et le temps passe vite à travers tous
ces jeux; les petits rentreront joyeux |
et non boudeurs comme lorsqu'ils ont
passé la matinée sur un banc.
N'est-ce pas, mesûames, qu'il est:
facile d'amuser les enfants. Un peu |
de patience, un peu de surveillance; |
tout est là. Essayez d'enseigner à vos |
enfanis quelques-uns des jeux que je!
voûs ai suggérés; vous me raconterez!
vos succès; ou vos déboires. ..
nes qui se trouvent là.
BONENFANT.
—————200——
La station précédente
Le vieux monsieur sentencieux re-
garda avec condescendance le jeune
homme rouge, suant et soufflant qui
venait de s'écrouler sur la banquette
du compartiment, dans ce petit train
de banlieue.
IL haussa les épaules et remarqua:
—Vous devriez faire du sport, mon
ami... vous avez l'air éreinté d'avoir :
couru après le train. De mon temps,
jeune homme, je . ..
Le jeune homme interrompit:
—Je ne sais nas comment on courait
de votre temps. monsieur, mais je
sais que j'avais manqué ce même train
train à la station précédente! , ..
Dé
coura gée ?
Dans Les cas de:
t
Î
comporte assez de satisfaction pour qu'il soit et reste le but de|°°"* l'attaque brusquée. Alors, essayez |savent les obtenir par leur affabilité contenter de ce que nous avons et —— 000 —— Rs
votre vie. de vous représenter le travail que; pour tous, non moins que par leurs|s'armer de courage pour supporter les Logique ' Mauque d'appétre
Ange du foyer, ne le désertez pas, vous en êtes l'âme, vous feront seulement 500 axions, Avec, talents? Or, cette qualité, pas plus|petites et les grandes misères de la ; ; pu Yrritabilité ‘
en êtes la gardienne. Que les sophismes des théories du bolche chacun, une charge utile de 2,000 |que les autres, ne s’'improvise en un! vie. Plus un homme est attaché à sal —Atcusé, vous aviez pour complice : HEURES d'estomac, de doz
eu “0 lu RENE “sl sour 1 , : g M aime srfenti un chenapan de Ja pire espèce. : C reins
visme ne vous atteignent pas pour vous reléguer au rang des Kilogs - Le plafond quils! jour. Ceux-là ne l'acquerront proba-|femme, plus il aime la perfection en P fn PRRCSpReE | Irrégularités
peuvent aujourd'hui ne |Blement jamais qui n’y auront pas été |clie.
permet ni de les apercevoir ni de les | formés dès leur jeune âge; et c'est
entendre. . . | $ | l'exemple, non pas les recommanda-
—ÆEt les tirs de barrage. . {tions ou les ‘gronderies, qui re)
bêtes.
Que les théories modernistes ne viennent pas acCaparer
votre esprit sous le fallacieux
supérieurs, de liberté d'esprit, de volonté, personnelle pour vous
—Dame! monsieur le juge, je n'ai]
l
à à Périodes do
lpas trouvé d’honnête homme pour! AOubles A pe
LP Î
m'aider.
causés par
PANENMIE
Si une femme se fait une piqure
d'épingle et qu'elle levenime, elle
aura bientôt une plaie cuisante, sou-
2
Différence
priver de ce plaisir de dévouement, de sacrifice qui git au fond de
,
, Proche üe vos oreilles, ces
ue Céleste, Maman! Maman!
Juies SAVARIN.
EE
Mot qui finit la
Mot par qui le
Mais aujourd'hui, je sens
Le mot qui contient
N'avaient pour sens
‘ Chasseurs
Olive Bouffigue est un fin chasseur,
le plus adroit chasseur à vingt lieucs
à la ronde, et ses Proucsses synégé-
tiques ne se comptent plus.
—Mais enfin, dit un jour nn de ses
confrères en Saint-Hubert, comment
* faites-vous pour tirer indifféremméft
le gros et le petit gibier?
—Que vous alliez à la chasse au
lièvre ou à l’alouette, je ne vous ai
Jamais vu partir qu'avec du gros plomb,
——Té, bagasse! s'exclamait Boufñ-
gue, rien de plus simple, je presse
plus ou moins fort sur la gâchette. ..
ÂAdieu!. .. Je t'ai souvent prononcé d
Sans comprendre, en quittant les &
Ce que tu contenais de tristesse et
Quand l’homme dit: “Retour” et que Dieu dit: “Jamais”.
Adieu.
Adieu! Mot qu’une larme humecte sur la lèvre:
joie et qui tranche l'amour;
départ de délices nous sèvre:
. Mot que l'éternité doit effacer un jo
ur!
ans ma vie,
tres que j'aimais!
de lie,
Le que ma bouche prononce
ut puisqu'il est plein de toi:
Qui tombe dans l'abime et qui n’a pour réponse |
Que l'éternel silence entre une image et moi!. ..
Et cependant, mon coeur redit, à chaque haleine,
Ce mot qu'un Court sanglot entrecoupe au Milieu,
Comme si tous les Sons dont la nature est pleine,
unique, hélas! qu’un grand adieu!
A de LAMARTINE,
|
Radiomanie
L’auto vient de capoter.
La femme, s'adressant à son mari
radiomane, gisant sur le bord du che-
min, sous son radio portatif Es-tu
blessé?
Le mari radiomane.—Chut! Je viens
justement de Capter New York.
Mariage d'amour
—Vous épousez une femme possé-
dant un revenu de $10,600 et .vous
voulez me faire croire que vous faites
un mariage d'amour!
—Mais oui! J'aime l'argent.
+
—Une plaisanterie pour les femmes |sionne ies enfants.
nerveuses! .. La guerre de demuin, si
Pour nous. Canadiens français, la
la folie humaine ja déchaine encore, | politesse est plus qu'un mérite dési-
sera chimique et aérienne: elle ren-
versera toutes les données des guerres
précédentes. . .
-—Et les gaz. . ?
se classent en cinq catégories:
Les suffoquants (gaz chlorés):
Les toxiques (acides cyanhydrique);|P°UVETnEUT anglais cet éloge:
Les lacrymogènes (gaz .bromés) ;
Les vésicants (ypérite);
Les sternutatoires (arsines).
.. Les produits chimiques employés
dans leur composition sont d'un usage
courant dans beaucoup d'industries de
paix. Par exemple, il suffit de modifier
le procédé de fabrication et de varier
les dosages pour avoir de la soie arti-
ficielle ou de la poudre de guerre la
plus meurtrière. ..
- Alors, c’est une appréhension
perpétuelle, quand on vit à côté de
nations rancunièmes ou excitérs, qui
ne cachent pas leur volonté de re-
commencer une partie perdue ou mal
gagnée. Vous voyez bien, M. le curé,
que, malgré notre faim de la paix,
nous sommes obligés de penser au
pire. . -
+
L'heure pressait.
J'avais une conférence à présider,
et lui, un rendez-vous militaire,
Nous nous sommes ‘serré la. main.
Mais, en remontant dans la voiture,
ie pensais à la cruauté d'une certaine
stience humaine.
‘Tout à l'heure, j'admirais la ten-
dresse du ciel de mon pays, et, subi-
tement, ce ciel devenait guerrier. . .
J'avais oublié le soleil, pour ne plus
voir que des avions promenant Jà-
haut ce que le capitaine appelait leur
charge utile, ee el
{
diner à Ja maison.
rable: elle est un devoir.
Dans tous les pays, quand on veut
parler de distinction parfaite, de
belles et bonnes manières, ne dit-on
- {pas: ia politesse française? Cette re-
: | ée n’a-t- té l
—Quel inconnu encore que ce fac-|10mmeée n'a-t-elle pas été l'une des
tur-làf Les gaz actuels de combat |
étincelles qui ont allumé à l'étranger
l'amour et l'admiration de la France?
Nos pères aussi méritèrent d'un
“Ils
sont un peuple de gentilshommes”
Si nous négligeons la politesse, ne
détruisons-nous pas en nous un peu
du rayonnement de notre patrie?
Ayons l'orgueil de notre race. Nous
sommes les porte-étendard de sa ré-
putation: c'est sur chacun de nous
qu'on juge le Canada français.
Mme Annette ST-AMANT.
Ê 0 0 0—————
Soyons droits
Certaines gens semblent avoir fondé
leur vie sur la feinte et la ruse, sur
l'oblique et le tortueux: ils portent
jusqu’à l'extrême raffinement Tart de
réussir par l'astuce et les secrètes
habiletés; aussi se MmoOoquent-ils des
honnétes gens, assez en retard sur
leur siêcie pour avoir encore la sim-
plicité de suivre tout droit le chemin
*
du devoir.
Leissons dire et restons de vrais füs
de 12 lumière, Croyons toujours que
marcher droit est aussi la vraie pru-
dence.
100
Au tribunal
.
Le Jjuge-Vous êtes condamné à
deux ans de prison. Avez-vous quel-
que chose à dire? .
1 Le condamné, — Voulez-vous * avoir
lobligeance de téléphoñer à ma fem-
me pour lui dire que je n'irai: pas
lvent difficile à guérir.
11 en est de même pour les carac-
tères, et c’est malheureusement trop
souvent que dans Jes ménages on
élargit les petites blessures au lieu de!
les panser; on gâte ainsi la vie et celle |
de ses enfants.
En évitant mutuellement ce qui
peut blesser, en cherchant à se don-
ner des goûts ct des inclinations ré-
ciproques, on ne peut moins faire que
d'être heureux même on arrive sou-
vent, au boub de quelques années, à
penser et à sentir de même,
Les jeunes femmes surtout qui de-
vraient être les gardiennes du bon-
heur au foyer, jouent souvent avec ce
bonheur et le détruisent par la légè-
reté, avant qu'il ait pris racine, car il
ne faut pas confondre l'amour avec
l'affection solide et sérieuse qui s’ap-
puie sur l'estime et entraine la con-
fiance et l'abandon du coeur et de ja
pensée. Un jeune homme peut avoir
encore cette affection, cette estime:
les jeunes femmes n'y pensent pas,
sans faire naître ces deux sentiments,
elles ne peuvent avoir le bonheur du-
rable et complet. Sans sen rendre
toute autorité morale sur son mari,
qui peu à peu, fnira par se dire qu'il
à épousé une enfant gâtée et la trai-
tera comme telle. Elle n'aura aucune
influence sur lui, et leur ménage ren-
trera dans la catégorie nombreuse de
Ceux qui vivent en bonne intelligence
selon le monde, mais sans les liens du
coeur; le mari est à ses affaires ou à
ses plaisirs, et la femme aux soins de
son intérieur, souvent aussi à celui de
sa toilette ou ses occupations favori
tes. Un mari.aime une femme gra-
Mesdames,
toujours bonnes, aimabies pour votre
mari: Qu'il ‘se sente’ chez lui. mieux
que partout ailleurs, qu'il se le dise
en arrivant auprès de vous. .
Compte ‘une jeune femme peut perdre;
cieuse, souriante et d'humeur égale. | À
appliquez-vous -à être! Ë
{
-——Ÿ a-t-il une grande différence !
entre une jeune fille et un soldat? |
—ÆÉlle se peudre la face... et il fait È
|
l
}
face à la pouäre.
.. rien de mieux que les
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ra
25 NOVEMBRE 1931.
L'année dernière
Du 25 novembre au 2 décembre
29672
pe Rév. P. F. Willaert est nommé
recteur de l’Université grégorienne, à
Rome.
É — 26 —
—Un tremblement de terre fait plus
de 20 morts dans le sud du Japon.
—R. Franco arrive au Portugal en
avion.
M —
—AÀ Québec, 2e journée universitaire
des étudiants de Laval: messe et
banquet.
—M. A. Godbout, député de L'Islet,
est nommé ministre de l'Agriculture,
—L'hon. J.-E. Ouellet et le Dr V.
Roy passent au Conseil législatif.
—L’hon. L.-A. Taschereau est as-
sermenté comme trésorier provincial.
—Le prix Nobel de paix “1930” est
attribué à F. B. Kellogg.
— 928 —
—L’hon. A. Godbout, nouveau mi-
nistre provincial de l'Agriculture, ex-
pose son programme à la séance du
Conseil de l'Agriculture, au Parle-
ment.
—L'ohn. H. Fersasoi premier mi-
nistre «'Ontario, est nommé haut-
commissaire du Canada à Londres.
—A Athènes, mort de Constantin
VI ancien patriarche oecuménique de
l'Eglise grecque, qui avait été expulsé
de Constantinople par les Turcs en
janvier 1925.
— 29 —
—Le DO-X est sérieusement en-
dommagé par le feu, à Lisbonne.
—L'église de St-Michel de Rouge-
mont est incendiée.
—Un cercle de jeunesse féminine
est fondé à Québec.
—A Varsovie, le maréchal Pilsudski
démissionne. |
LS 90
—Les élecions en Uruguay: les libé-
raux sont victorieux.
—M. Slavek constitue un cabinet
en Pologne...
DECEMBRE
— 1 —
—AÀ Londres, l’hon. M. Bennett ré-
pond énergiquement à J. H. Thomas.
—Le projet de réformes financières
du chancelier Bruening prend force
de loi par décret du président Hin-
denburg.
—000—--
Une devise
Laquelle d'entre vous, en lisant la
devise d’un personnage éminent, n’a
pas un instant regretté de n'avoir
pas aussi comme guide de chaque
heure, de chaque devoir, un mot, une
phrase, quelque chose enfin qui soit
la réponse nécessaire à tous les actes
de la journée.
Avoir une devise c’est bien beau à
dire, mais encore faut-il savoir la
choisir pour qu'elle convienne à cha-
cune de nous.
Permettez-moi de vous en citer
trois parmi lesquelles vous pourrez
choisir. “Excelsior”. C'est-à-dire tou-
jours mieux. C'est bien n'est-ce pas!!
du même âge récita devant la tombe
LA SURVIVANCE
ms
DODODOOOYDOSDOODOO DODLELEDOGLOYSOOESSOOSD@
RSS S SNS É ESS ITE IE I ES OOSOODOOODOODOODOOODODROCDOSOOOODEO
L'école sans Dieu
Les fruits qu’elle donne
Il y a quelque temps, une petite fille
de douze ans étant morte, dans cer-
tain coin de France, une compagne
(suite)
Les moeurs du peuple de la Rivière-
Rouge au siècle dernier, telles que
décrites dans l'Epopée canadienne,
accusent l’immoralité la plus révol-
tante et la plus inconcevable. L'auteur
ne craint pas de montrer les métis,
enfants dociles de l'Eglise, stricts à
observer tous leurs devoirs religieux
et se livrant en même temps, le plus
ouverte, ce morceau composé au nom
de l’école par l'institutrice, et rappor-
té par les journaux:
“Toutes tes compagnes éplorées,
réunies près de ton tombeau, viennent
te dire un dernier adieu.
“Pour _toi le néant infini qui à
précédé ta naissance, a repris son
cours. Il en sera ainsi pour nous et
pour tous ceux que nous affection-
par Donatien FREMONT,
directeur de la “Liberté”, Winnipeg, Manitoba
nistres. Depuis 1870, un nombre de
plus en plus grand d’entre eux ont
fait des études et rempli avec honneur
des positions en vue. Les anciens mé-
tis ont laissé une réputation de pro-
bité, de droiture et de dignité de vie
dont n'importe quel peuple pourrait
se proclamer fier. Sans doute, les in-
fluences héritées des aïeules ont fait
longtemps d'eux un peuple à part,
ayant son existence propre, qui parti-
nons.
“Tu n'as connu dans ta courte vie
que peu de joie et de bonheur. Que
naturellement du monde, à tous les
excès de conduite. Il croit sans doute
expliquer et justifier une fois pour
cipait à la fois de la dolente indépen-
dance des Indiens et des habitudes de
LODSLODSISSÉ CO OO ® SSSR SSSR SIDE RES o Lee ÉÉLOQTEIIS OLIS ASE DDOOOOSOSOP
Les métis tels qu'ils ne sont pas
À propos de l’oeuvre de M. Constantin-Weyer
Une “souricière” pour
prendre les mouches
M. Marris, un entomologue anglais,
a inventé récemment un appareil
“souricière” qui a donné des résultats
assez bons pour qu'on le recommandât
aux cultivateurs du Zouzouland. Il
sera au plus haut point intéressant de
voir ce que donneront ces “souriciè-
res”, utilisées sur un grand pied; jus-
qu'ici, les méthodes employées avaient
donné de faibles résultats.
De construction très simple, les
souricières Marris sont à la portée de
presque le premier menuisier venu.
Chacun peut prendre de 100 à 200
mouches par jour, lorsque le temps
est propice.
Il convient d'ajouter que la mouche
tsé-tsé n'est pas un insecte aux ins-
tincts grégaires: que, au cours de son
Une équipe de terrassiers
Nous recevons le communiqué sui-
vant du Souvenir Canadien Inc.:
Lundi, le 2 novembre, à Gaspé, sur
DOOEOOELEDOSOOS jle terrain acquis pour y ériger la
“Basilique nationale du Canada au
Christ-Roi’, une équipe de terras-
siers aux ordres de la firme Roberge
et Drolet, de Québec, les plus bas
soumissionaires, a commencé les tra-
vaux préliminaires nécessaires en vue
de la construction de ce monument de
la piété nationale du Canada envers
le souvenir de ses origines chrétien-
nes.
Ces premières opérations, que diri-
ge l'architecte de la basilique, M.
Geo. Rousseau, consistant en travaux
de déblaiement, de sondages, de nivel-
lement, de terrassement et de drai-
nage, qui devront permettre d'entre-
prendre, à bonne heure, le printemps
prochain, les excavations et puis la
; | | PAGE 3
a —_—_—a
722202000002002000000209008 La Basilique du Christ-Roi
a commencé les travaux
préliminaires en vue de sa construction sur
le sol historique de Gaspé
longtemps, la mortelle étreinte dont
elle nous enserre: à savoir qu’il im-
porte d'’apaiser le courroux du ciel,
d'implorer miséricorde, pardon et ré-
génération—au moyen d'un acte de
foi propitiatoire, solennel et national!
C'est ainsi qu'en agissait la France,
“pénitente et dévouée”, au lendemain
de ses désastres de 1870, en faisant
ratifier et proclamer d'utilité publi-
que, par ses députés à l'Assemblée
législative, le “voeu” de dresser sur la
butte de Montmartre la basilique na-
tionale du Sacré-Coeur! C'est ce que
ft encore la France, en 1917, par le
voeu national de son épiscopat, ef
aussi la Belgique, son alliée, par le
voeu de l'éminent cardinal Mercier,
pour la basilique du Sacré-Coeur, à
Bruxelles, à l'heure où le sort de la
guerre du droit semblait tourner con-
tre les Alliés. De même en ce qui
concerne le “voeu de l'univers catho-
lique pour obtenir la paix au monde”,
par l'érection d’une basilique au Sa-
cré-Coeur, à Jérusalem, prononcé à
Toulouse, France, en 1918, par l'ar-
fondation des assises de l’imposant
édifice.
toutes cette singulière anomalie en
écrivant:
“La plupart des fidèles de la Ri-
vière-Rouge avaient une religion à
base de foi très simple, très étroite et
très solide, qui influait peu sur les
moeurs, mais qui faisait de Yobser-
vance des pratiques formelles de Ia
religion une condition sine qua non
de salut.” (Vers l'Ouest, p. 186)
Voici un brin de conversation entre
un métis et le Père Martin qui illustre
bien cette mentalité. Le missionnaire
rappelle que c'est péché de danser.
(Pour éloigner certains abus regretta-
bles, les bals n'étaient permis qu'à
l'occasion des mariages.)
“La figure de MacDougg se mua en
une curieuse expression de rusg en-
fantine.
—Oui-da, fit le missionnaire. Et si
tu meurs avant!
—Ça n'a pas de bon sens, mon père,
quoi ce que tu dis là. ..… "Si on se sent
malade, on danse pas et pis voilà tout.
. Et si on se sent bien, on danse et
puis on va à confesse après.” (Vers
l'Ouest, pp. 91-92.)
Cette idée que la recette merveil-
leuse de Ja confession, employée à
temps, fait disparaitre magiquement
toute souillure et dispense de tout
souci d'expiation, reparait fréquem-
ment sous la plume de l'écrivain. Riel
lui-même, le plus intelligent et le plus
instruit des gens de sa race, raisonne
là-dessus comme le plus rustre de ses
compatriotes. L'auteur de Ia Bourras-
que nous le montre au moment où
Mme Hamarstyne, follement amou-
reuse du jeune chef, vient de se don-
ner à lui.
“Quand elle revint à elle, elle san-
glota, tout en l’accablant de paroles
désagréables. 11 comprit alors qu'elle
craignait terriblement la damnation.
Faisant alors un retour sur lui-même,
ton sort soit adouci par la pensée que
dans notre société si cruelle et si im-
parfaite, la vie nous réserve encore
plus d’amertume que de jouissances,
“Cette mort, ou plutôt l'Etre sup-
posé qui lui commande, qui t'a si bru-
talement et si tôt ravie à ta famille
et à nous, qui t'a cueillie comme une
fleur à peine éclose, ne peut être que
bien méchant ou bien inconscient.
“T1 frappe les innocents et laisse
trop souvent aux coupables la santé,
la gloire et la fortune.
“Il t'a donné la souffrance.
“Il t’a fait la victime de l’égoïsme
d'une société toujours réfractaire à
la solidarité sociale.
“I1 a encore voulu que tu meures à
douze ans.
“Vraiment, on ne pourrait donner |
aucure excuse à cette céleste iniquité.
“Dors en paix, ma chère “Esther, tes
compagnes, tes amies, ta maîtresse, ta
famille ne t'oublieront jamais.
“Adieu”. ;
On combla la fosse et les petites
filles s'en allèrent jouër.
Le progrès des idées est certain, et
cette rhapsodie en forme de leçon de
chose dépasse sans doute de beaucoup
la résignation d'un poète blessé par la
mort de son enfant: “Je viens à vous,
Seigneur, père auquel il faut croire.”
Il y a de tout dans ce jargon de l’ins-
titutrice, et ne trouvez-vous pas assez
inutile l'idée de souhaiter la paix—
“Dors en paix. . .”’—à quelqu'un qui
est entré dans le néant—“Pour toi le
néant infini. . . a repris son cours”?
Et puis vois-tu, ma petite fille,
quand tu n'auras à dire que des bé-
tises comme celles-là, tu feras mieux
de te moucher et de te taire.
Ce n'est pas aux enfants à apos-
tropher les grandes personnes et
l'“Etre supposé”, comme tu l'appelles,
est beaucoup plus âgé que toi.
“Quand même”. Malgré l'ennui, mal-| Epargne-toi ensuite de dire que la
gré l'orgueil, “Quand même” malgré |vie nous réserve plus d'amertume que
tout ce qui nous pousse à rejeter les! de jouissances; ce sont des choses qu'il
devoirs et les difficultés de la vie.|ne faut point compter. Et la vie n'est
il la plaignit d'être protestante. Lui,
catholique, serait facilement lavé par
labsolution. . .” (La Bourrasque, p.
74.)
Enfin la troisième et votre préférée
je crois: “Plus haut”.
Voici en deux mots le résumé de la
phrase si souvent répétée: “Fais de
ta vie une ascension”. Plus haut que
les petites misères de chaque. jour,
plus haut que les embuches de toutes
les heures, plus haut vers le beau, au-
dessus du vulgaire, plus haut vérs le]
bien, en fuyant les bassesses de la
terre, plus haut vers le vrai en lais-
sant loin de nous les mensonges mon-
dains, plus haut, en tout et toujours.
En disant “Plus haut” nous garde-
rons la crainte des actions basses,
l'instinctive répugnance des taches
avilissantes. Et c’est en répétant “Plus
haut” que nous ferons de notre vie
une ascension véritable en étant pour
les autres des exemples parce que
notre devise nous aura fait mieux
comprendre notre vrai rôle de jeune
fille au foyer d'abord, dans le monde
ensuite.
“LENA”.
-000
Le maître de l'heure
L'argent grande plaic sociale de
l'époque
L'argent! Il est le seul grand maître!
de l'heure, et il hous impose une
morale que nous réprouvons, des dé-
terminations que nous abhorrons, un
.but qui n’est pas le nôtre. Il est l'idole
nationale à laquelle sacrifient. toutes
les classes de la société. Il est l'objectif
de toutes les convoitises. Insatiable
‘de plaisir et de lucre, le monde d'au-
jourd'hui a perdu toute notion. de
pondération, de conscience et de jus-
tice, pour ne sentir que la trépidation
de la vitesse. .
C’est la fièvre. . . l’'affolement. . . le
délire. . . C’est la course à l'argent
“effrénée, éperdue. L'appât du gain et
l'amour du luxe mènent le monde et
lui imposent leur morale: réaliser un
maximum de profit en un minimum
de ternps, un maximum de bien-être
avec un minimum d'effort. Il n’est-pas
une classe de la société qui n'adopte
ce principe, condition “sine qua non”
de ne-pas courir à la ruine, à la mi-.
sère, au désespoir. :
Les entreprises louches, les machi-
nations crapuleuses, les spéculations
” illégales, les compromissions scanda-
leuses deviennent Jes grands moyens
“à la mode pour: amasser de- l'argent.
‘Le mensonge, la médisance, la calom-
nie sont: les: baguettes . magiques ‘que
l'égoïsme et la- -Jaloùsie -mettent: en
De oeuvre, pour servir le dieu ‘du’ siècle,
. Jacques de Cezamy. : “
pas si mauvaise, puisque tu reproches
à la mort de lui avoir soustrait ton
amie.
Voilà des fruits de l'école sans Dieu.
Un autre romancier, M. Robert de
Roquebrune, qui s'est aussi essayé à
métis sous un jour très différent:
“Venu dans l'Ouest au milieu du
XIXe siècle, les Pères Oblats s'étaient
voués à l’évangélisation et à la civili-
sation de cette race étranger, issue
d’indiennes et de blancs. En quelque
années, ils en avaient fait des chré-
tiens qui rappelaient: par leur foi la
primitive Eglise.’ (D'un océan à Fau-
tre, p. 138.)
M. de Roquebrune attribue à tort
aux Oblats l'évangélisation première
de la Rivière-Rouge, puisque des prêé-
tres séculiers y étaient venus dès
Le chant grégorien
au phonographe
ROME—L'Eglise reste fidèle à sa
ligne d’évangélisation en utilisant les
moyens de diffusion moderne. Ainsi
les Bénédictins de Solesmes n'ont pas
hésité à enregistrer sur disques leurs
choeurs grégoriens; douze disques de
gramophones portent actuellement, au
recto et au verso, des chants grégo-
riens exécutés sous la- direction de
ae Gajard, par les moines de 1818; maïs tous les témoignages,— en
l'Abbaye. Éitens dépit de certaines misères inhérentes
— "0
à la nature humaine sous toutes les
latitudes, — confirment le caractère
ru de cette chrétienté.
PARIS.—Dans l’un de ses derniers | Au reste, ces gens, bien que de con-
numéros, la “Semaine Religieuse de | äition modeste, n'étaient pas tous des
Paris” a publié un article intitulé: “A
quoi sert actuellement l'Esperanto?”,
où il est montré que la langue inter-
nationale auxiliaire “présentement, est
bien avant tout un facteur d'expan-
sion doctrinale”. L'auteur relate briè- de filles se fondait aussi dès 1829.
vement ce qu'ont fait jusqu'à ce jour | Lors de l'entré ée du Manitoba dans la
À quoi sert l’Esperanto
soin des missionnaires avait été d'é-
faire revivre cette période troublée dede ses souvenirs de mission.”
l'histoire canadienne, peint le peuple | Bourrasque”, p. 87)
vie laborieuse des: blancs. Mais le type | existence, une femelle ne produit pas
classique de l'ancien métis est aujour-| plus de 10 à 11 oeufs, et que le rôle
d'hui à peu près disparu. Dans tous |du mâle paraît être d'une importance
les domaines de l'activité, —agricultu-
re, commerce, industrie—on le trouve
mêlé à ses concitoyens, parmi lesquels
il n’est pas toujours aisé de le distin-
guer.
*# CE *
Pour compléter cette mise au point
au sujet des métis, on nous permettra
d'y joindre le témoignage d’un illustre
contemporain.
Mgr Taché, deuxième évêque de
Saint-Boniface (1853-1894), ne fut
pas seulement un zélé missionnaire,
un administrateur habile et un pa-
triote éclairé; il a laissé aussi la ré-
putation méritée d'un écrivain de
haute valeur. Ses écrits sont indispen-
sable à qui veut approfondir l'histoire
de l'Ouest canadien. L'un de ses ou-
vrages, Esquisse sur le Nord-Ouest de
l'Amérique (1868), renferme un élo-
quent plaidoyer en faveur des fils de
la prairie, déjà fort calomniés à cette
époque. L'auteur connait évidemment
ceux dont il parle, lui qui vivait alors
parmi eux depuis vingt-trois ans.
Sans nier leurs défauts, il met en
relief leurs splendides qualités: esprit
d'observation, intelligence, sensibilité,
hospitalité, honnéteté, patience dans
les épreuves.
L'Esquisse sur le Nord-Ouest est de!
1868, c'est-à-dire un an avant les
tragiques événements de Ia Bourras-
que. On ne saurait trouver un docu-
ment contemporain plus utile à con-
fronter avec le texte du roman. Mais
avant de citer des extraits de ce livre,
il nous faut consigner l’étrange appré-
ciation qu’en donne incidemment M.
Constantin-Weyer.
“Louis Riel, reçu chez l'évêque,
examine sa bibliothèque.
“N se désolait de n'y voir que des
ouvrages de théologie, ou des mono-
particulière, Il en résulte qu'une of-
fensive dirigée contre la tsé-tsé adul-
te pourrait être particuliérement fé-
conde. Le système Marris présente
plusieurs avantages: il est simple, peu
coûteux; il nécessite un minimum de
surveillance, et, enfin, il n'implique
l'emploi d'aucune substance empoi-
sonnée jouant le rôle d’appât.
——000.
Une maladie très
rare en Egypte
M. Delbet a présenté à l’Académie
de Médecine de Paris de nouvelles
statistiques, communiquées par M.
Schrumpi-Pierson, confirmant que le
cancer est une maladie très rare en
Egypte. Cette rareté vient de ce que
le sol égyptien est particulièrement
riche en magnésium. Ce qui indique-
rait l'emploi des sels magnésiens dans
le traitement de cette maladie. On en
fait l’expérience en ce moment dans
plusieurs services cancéreux.
M. Hayrem a signalé un excellent
remède contre les gastro-entérites: il
s'agit d'un mélange de kaolin et de
sousnitrate de bismuth.
000 ——————
Le français en Bavière
La Bavière vient de replacer
français comme
avant l'anglais.
Le mouvement d'unification dans
l'enseignement a gagné jusqu’à pré-
sent les Etats suivants: Prusse,
Wurtemberg, Bade, Thuringe, Hesse
et Brunswick, dont l'effectif scolaire
constitue ‘76 pour 100 de celui des
établissement d'enseignement supé-
rieur en Allemagne. Le français avait
été remplacé en 1922 par l'anglais
comme langue principale.
O0—-—
le
langue principale
Ces opérations préliminaires dure-
ront plusieurs semaines. Elles fournis-
sent de l'emploi à une cinquantaine
d'hommes, soutiens de familles, et
contribuent de notable façon à alléger
la misère actuelle du chômage, sévis-
sant à Gaspé et aux environs.
Le Souvenir Canadien projette de
faire durer ces activités bienfaisantes
pendant une bonne partie de l'hiver
qui arrive, pour peu que l’encourage-
ment désirable de ses souscripteurs et
bienfaiteurs vienne le justifier de
poursuivre cette expérience économi-
co-sociale. Sa prochaine entreprise
serait de faire préparer, pendant
l'hiver, à Gaspé même et sur tout le
littoral gaspésien du golfe, la pierre
et le granit “du pays gaspésien”, qui
devront exclusivement servir à la
construction du monument-souvenir.
À recueillir ces matériaux, à les trans-
porter à pied d'oeuvre, un nombre
assez considérables de manoeuvres, au-
jourd'hui sans emploi, en ces para-
ges, trouveraient sûrement leur ga-
gne-pain.
Ce généreux dessein pourrait-il
s'exécuter? Cela dépend du concours
plus ou moins cordial et empressé que
voudront bien accorder au Souvenir
Canadien Inc. la population chrétien-
ne du Canada et ceux qui ont mission
de la représenter ou de la guider dans
ses mouvements d’ensemble: gouver-
nements, municipalités, associations,
confréries ou individualités.
On peut espérer que cette condition
favorable sera réalisée, à en juger par
la sympathie qui a souri jusqu'ici
au projet du Souvenir Canadien, et
par le sentiment vif et profond qui se
manifeste, à l’heure où la crise démo-
ralisante semble enfin laisser pres-
sentir qu'elle dénouera, avant trop
chevêque du lieu, feu Mgr Germain,
puis approuvé et encouragé par Rome.
Rien ne synthétisera mieux l'acte
de foi, de repentir et de confiance du
Canada chrétien et catholique, pour
mériter d’être bientôt libéré du funes-
te fléau, et protégé, à l'avenir, contre
tout retour offensif, que le ‘voeu
tacite”, sinon formel, de notre peuple
éprouvé, faisant généreusement les
sacrifices voulus pour assurer, selon
le désir nettement exprimé du Saint-
Père, la prompte édification de la
“Basilique nationale du Canada au
Christ-Roïi'—la première église de
cette importance à être dressée en
Amérique, sous ce vocable si promet-
teur et significatif: proclamation, par
tout un peuple, de la royauté sociale
de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Ce sera une mise en oeuvre magni-
fique d’une ligne de conduite natio-
nale en tous points conforme à la
vérité, si juste et si chrétienne, que
proclamait fièrement à Toronto, au
début d'octobre dernier, notre premier
ministre fédéral, le T. H. R.-B. Ben-
nett: “Je suis convaincu que seule la
grâce de Dieu peut sauver le monde,
plutôt que toutes les théories écono-
miques!. . .”
Pour la er canadienne, son
empressement et son dévouement à
donner à Jésus-Christ Roi le temple
“réparateur” et ‘“implorateur” que
souhaite le Pape, ce sera une adhé-
sion pratique et salutaire à la con-
signe, très opportune, que jetait na-
guère le vaillant évêque-journaliste de
Fort Wayne, EU.A, S. E. Mgr John-
F. Noll, à nos sociétés désemparées:
“Have the world down on his knees! -
—Que les nations se jettent à ge-
noux!”
Communiqué.
graphies de familles catholiques du
Bas-Canada, et le seul bouquin inté-
ressant, pensait Riel, était cette cu-
En Saskatchewan
Communistes sont avertis de
rester tranquilles
Les
ASSURANCES
Quand vous avez besoin de protection consultez un
rieuse Esquisse du Nord-Ouest que le
prélat venait de publier, eb& dans la-
quelle il avait rassemblé quelques-uns
(La
Ce dénument présumé de la biblio-
thèque épiscopale accuse une mécon-
naissance absolue du vrai Taché, qui
fut l'un des esprits les plus cultivés et
l'un des meilleurs écrivains de son
temps. L'hon. James-E.-P. Prender-
gast, juge en cher du Manitoba, qui
l'avait connu dans l'intimité, écrivait
au lendemain de sa mort:
“Ce nomade à tout lu. Ce voyageur
a tout étudié. 11 connaît tous les livres
et toutes les découvertes. Il se sert de
l’astrolabe, il mesure les cours d’eau.
I a été professeur de mathématiques
et a écrit entre deux missions une
étude sur les méridiennes. . - Il parle
culture et construction, développe ses
théories sur les ciments et les bois.
Ii cause de chimie et de médecine,
d’hypnotisme et d'électricité, et c'est
tant mieux si la science n’a pas tort.
ignorants et des illettrés. Le premier | Tout ce qu'il sait, il ne le sait pas à la
manière des autres. En tout, et même
tablir à Saint-Boniface une école de | dans le domaine scientifique, ce ne
garçons .qui devait bientôt se trans-|sont pas des aperçus
former en collège classique. Une école,
, de simples con-
naissances, des opinions qu'il exprime;
ce sont des convictions inentamables
assises sur le granit le plus ferme.”
les catholiques pour utiliser l'Espe- | Confédération canadienne, — c’est-à-! (Journal le Manitoba, 28 juin 1894.)
ranto en vue de mettre ce moyen|üûire à l’époque même des événements Tel était l'homme à la bibliothèque
d'intercompréhension au service du: décrits dans la Bourrasque,—les métis
catholicisme, et il conclut: “Des ca- | eurent au parlement de Winnipeg
tholiques commencent donc, avec 12 | leurs représentants, qui ne se mon-
sympathie de la hiérarchie,
ployer pratiquement la langue Espe- | dont quelques- -uns même furent mi-!
ranto. Et le. périodique d'action ca-
d'em-|trèrent pas inférieurs aux autres, ul
si médiocrement pourvue, d'après M.
Constantin-Weyer.
(à suivre)
.Donatien FREMONT..
(Le Canada français)
tholique, ‘“Katolica Vivo” ne fera ROMANS ANR ARE
qu’augmenter cet emploi de la Rte] Un bérêt au lieu
internationale, mise au service del d’une couronne
l'Eglise. Le * ee
L'archiduc Othon, prétendant au
trône de Hongrie, fait actuellement sa
. {troisième année à l'Université de
LONDRES. — Lord Harewood, qui a|Louvain. Le jeune prince habite, avec
épousé, en 1922, la princesse Mary, | St’ mère et ses frères et soeurs, le
met en vente Chesterfield House, Se Rens de Stenockerzeel, près de
résidence londonienne, et, en location | Bruxelles. Chaque jour, il parcourt la
Goldsborough Hall, sa propriété du|distance qui sépare le château de
Yorkshire, les charges fiscales ne lui! l'Université, en bicycle. Agé de 19 ans,
perméttant plus de maintenir son|le fils de Zita a été proclamé, par sa
train de maison. famille, roi légitime de Hongrie, et on
Lord Durham ferme son château de! lui .donne le titre de “Sa Majesté”.
Lambton et vend ses tableaux. x1!Actucllement, au lieu d'üne couronne,
possède le célèbre “Enfant rouge", delil Porte le béret des étudiants de
‘Lawrence; ‘dont un Américain lui Louvain.
avait, il y a quelques mois, offert un
demi million de dollars. -
‘Lord Sackville,. de. son côté, met en
‘vente deux de: ses : trésors : de son
château -de. Knole . Park, ‘les portraits
de. George. IX et de la reine Charlotte,
‘par: sir” Joshua ns
Oo
_Les rigueurs du fisc
000
chef riationaliste de l'Inde, à déclaré
que.la Conférence de:la Table Ronde
sur. les-affaires de l'Inde est destinée à
échouer, et il. a. ‘annoncé qu'il 8 ’embar-
Jauera pour son pays le” 29: novembre.
LONDRES.—Le mahatmia ul :
-Cynisme révoltant-
BELGRADE.--Une fillette de 14
ans, profitant du sommeil de son père,
avec qui elle était partie dans une
forêt pour couper du bois, lui.a tran-
ché la tête d’un coup de hache.
La ‘jeune parricide .a commis son
crime en présence de ses deux petits
frères, qu’elle a ramenés paisiblement
au village. Le lendemain, elle est re-
venue dans la forêt avec sa mère pour
brûler .le cadavre” |
Au moment de son arrestation, la
mère a succombé à une crise cardia-
que,. mais ‘la fillette à fait. preuve,
durant son AIPERUERQE, d'un -Cynis-
me révoltant,.
MADRID, |Espagne.—Jean Primo de
Rivera, fils de l'ancien dictgteur, et
Andres de Las Maries, Chantre de la
cathédrale de Madrid, sont sous arrêt.
On ‘les: “accuse d'activités. sntirépubl-
{cainès. * à :
en in nn A a a 2 0 in en
REGINA-—“Le cabinet étudie la
question des communistes dans la
Saskatchewan, et il devra prendre une
décision avant de faire aucune décla-
ration. Il peut y avoir des poursuites
contre les officiers du parti dans la
province, mais le gouvernement n’a
encore rien à dire. Nous espérons que
le résultat du procès de Toronto sera
une leçon aux communistes du Cana-
da et à ceux de la Saskatchewan: et
maintenant que l'association est dé-
clarée illégale, nous croyons que ses
membres s’abstiendront de toute nou-
velle activité et se déssasocieront du
communisme, surtout de tout mouve-
ment de nature à les amener devant
la loi.”
Telle est, en partie, la déclaration
de l'hon. M. A. McPherson, procu-
reur de la Saskaichewan, après avoir
été informé du résultat du procès des
communistes à Toronto, et avoir ap-
pris que toute la documentation rela-
tive à ce procès sera communiquée
aux gouvernements de toutes les pro-
vinces canadiennes.
D'après M. McPherson, la Sasxat-
chewan ‘serait particuliérement inté-
ressée, parce que, bien que les com-
munistes le nient, ils semblent ne pas
avoir été pour rien aux troubles des
houillières de Estevan, où (certaines
lettres ont été saisies qui le prouvent)
ils ont pris part aux délibérations des
mineurs.
000 me
Comme c’est loin !
Un rayon de lumière venant de
l'étoile Arcturus, à 235 trillions de
-| milles de la terre, marquera l'ouver-
ture de la foire mondiale de Chicago,
en 1933. Ce sera sans doute plus mer-
veilleux que d’avoir le président des
États-Unis appliquer au courant élec-
trique. Ce rayon de lumière stellaire
sera concentré sur une cellule élec-
trique au moyen d'un télescope de 40
pouces à l'observatoire Yerkes, à
William Bay, Wis, et sera converti
en un courant électrique. Le rayoh
qui causera l'explosion a commencé
son voyage vers la terre en 1893, date |:
de la dernière foire mondiale de
Chicago. Il aura par conséquent voya-
gé à une vitesse de 180,000 milles la
seconde pendant quarante années
consécutives pour atteimäre la terre
en 1933.
0 (DO
Un voyageur revenant d'Angleterre
s'excusait auprès de sa : “femme de ne
lui avoir pas écrit.
C'était. mon Antention,. disait-,
mais je’ ne l'ai pas:pu, parce qu "en j
arrivant ‘à Douvres on. jeté l'ancre.
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Te ss
Le subside
augmentera
de $400,000
Trève d’un an dans la cons-|
truction d’armements
GENEVE.—La trêve d'un an dans
MONTREAL.—La population du
Québec ayant augmenté de 500,000
âmes, au cours des derniers dix ans,
LA SURVIVANCE
En Afrique-Sud
Le discours du trône annonce le maïntien de l’étalon-or,
l'adhésion à la trêve des armements
LE CAP, Afrique-Sud—Le Parle- cours, a consenti à ia trêve d'une
ment d’Afrique-Sud est entré en ses-|année dans les armements, pourvu
sion spéciale jeudi. Le discours du que tous les autres Etats invités à la
trône, que le gouverneur général, le | conférence de désarmement y con-
comte de Clarenton, a lu, a révélé isentent aussi. Mes ministres ont pris
que le gouvernement sud-africain |cette mesure parce qu’ils sont con-
25 NOVEMBRE 1931.
ETUDIEZ CETTE
GRAVURE —
ET REFLECHISSEZ
la construction d'armements, à partir
du premier novémbre, vient d'être
mise en vigueur dans le domaine in-
ternational, sur l'initiative d'Aristide |
on croit que la province de Québec va
bénéficier maintenant d'un subside
fédéral de $400,000 plus élevé que celui
fixé il y a dix ans.
Le subside a été fixé en 1906, à 80
j président du conseil de la! À a
Eee de Nations. Un document qu|cents par habitant, d'après é recen-
< 1 né t décennal. En 1921, le recen-
$ de la Société, signé par | Semen
se dit qu'environ cinquante sement fixait automatiquement le
Soivenenents ont fait connaître leur subside à $1,868,959 pour he He
désir d'accepter la trêve et que par|tion de 2,361,199 âmes. On s'attend
conséquent cette trêve est devenue un |Ce que le subside atteigne maintenant
!
fait accompli.
|
Un certain nombre de gouverne- |
ments, fait-on remarquer, rendent
leur acceptation conditionnelle et la
basent sur la réciprocité, et cette |
dernière est également un fait accom-
pli. Plusieurs réponses renfermaient
des interprétations et des observa- |
tions, mais ‘toutes semblent d'accord
$2,300,000.
ame Q (DO ———
21 députés catholiques
au parlement anglais
LONDRES.—Le Parlement britan-
nique comprend 615 députés. Sur ce
nombre, il y a 21 catholiques, élus aux
dernières élections. Le dernier Parle-
avec la résolution de la Société. Les | ment comprenait 22 membres catholi-
principaux pays qui ont donné leur ques. Fo des 15 députés travaillistes
adhésion sont: la Grande Bretagne, | Catholiques ont été réélus ainsi que les
les Etats-Unis, la France, l'Italie, | deux députés nationalistes irlandais.
l'Allemagne, le Japon et la Russie. Les seize autres membres catholiques
A1 y a aussi l'Argentine, l'Uruguay, le!du présent parlement font partie du
Pérou, la Finiande, la Bolivie, la Bel-| parti conservateur. Dix de ces der-
gique, le Danemark, le Chili et la niers députés ont été élus pour la pre-
Fologne.
A sa réunion finale du 29 septem-
bre, la Société des Nations a adopté
une résolution demandant aux gou-
vernements invités à la conférence
de désarmement de 1932 de fournir
une preuve de leur désir d'une heu-
reusce issue des efforts faits en vue
d'assurer et d'organiser la paix, et de
s'abstenir de toute mesure compor-
tant une augmentation des arme-
ments. La trêve a été proposée d'abord
par M. Grandi, ministre des Affaires
étrangères d'Italie. Le fait que la
trêve est devenue en vigueur est in-
terprétée ici comme étant de bon
augure pour le succès de la conférence
de février.
——-000
La canalisation
du Saint-Laurent|
QUEBEC.—La province de Québec
ne croit pas que ie gouvernement des
Etats-Unis doit se servir de son ar-
gent pour développer les ressources
mière fois aux dernières élections.
———000——
Le programme du
parti républicain
NEW YORK.—M. Nicolas-Murray
Butler, président de l'Université de
Columbia, a énoncé, à un banquet, un
programme de quatorze points pour
le parti républicain dans la campagne
de 1932. Les principaux points de ce
programme sont: l'abrogation du
Dix-huitième amendement; un abais-
traire au désir exprimé par beaucoup
de producteurs de produits primaires
du pays.
Le discours du trône a annoncé.
en effet, que le gouvernement sub-
ventionnera certaines exportations et
imposera des droits de primage sur
les importations, afin d'obtenir les
fonds nécessaires au maintien de l'é-
talon-or.
Le discours a aussi fait prévoir une
législation tarifaire pour faciliter
l'imposition de droits contre le dump-
ing, afin de protéger les industries lo-
cales contre les mauvais effets de la
dislocation des taux de change.
“Le gouvernement, déclare le dis-
maintient l’étalon-or, ce qui est :
OTTAWA.—L'emprunt de $150,000,-
000 du service national du Dominion,
qui est offert au public depuis lundi,
est la nouvelle la plus intéressante
lancée depuis quelques mois dans les
cercles des placiers de banque. Cet
emprunt a un double attrait pour le
placier: il contribue au progrès natio-
nal et il offre un revenu intéressant.
Le Canada, pour le moment, doit
PARIS.—L'intérêt que témoigne la:
L’emprunt du service
national du Canada
PETITES NOUVELLES
vaincus que cette trêve peut beau-
coup contribuer au succès de la fu-
ture conférence de désarmement.
“Les effets du malaise mondial se
sont manifestés plus particulière-
ment par l'affaissement du niveau
des prix de la plupart des produits
primaires. Ils se sont fait sentir en
Afrique-Sud à un degré croissant, et
la situation économique, marquée par
l'abandon de l'étalon-or en Grande-
Bretagne demeure un sujet de grave
préoccupation. ——-
“x1 faut espérer que les événements
récents accroïtront l'empressement de
tous les pays à chercher dans la col-
laboration internationale un moyen
de rétablir le commerce entre les
pays.”
|
|
équilibrer ses propres finances à cau-
se des marchés défavorables à l’étran-
ger. Avant de s’'embarquer pour l'Eu-
rope, le premier ministre R.-B. Ben-
nett a terminé sa lettre personnelle,
portant sa signature qui sera envoyée
aux 117,000 détenteurs attitrés des
débentures du Dominion du Canada
par le personnel du ministère des
finances.
WASHINGTON.—La balance com-
sement du tarif; l'équilibre du budget | France aux activités économiques du'merciale des Etats-Unis leur a été
fédéral; la collaboration avec la So-| Canada vient de se manifester, encore | défavorable pour $36 millions en oc-
ciété des nations et la Cour de justice!
mondiale; une conférence internatio-
nale sur jes réparations; des mesures
tendant au désarmement et l'étude
de la situation de l'argent.
æ—000
Les Indiens
lutteront encore
CALCUTTA, Inde—Dans un dis-
cours prononcé à une récente réunion
publique, le pandit Jawaharlal Nehru
une fois, par la formation à Paris de
la “Société d'études franco-acadien-
na ; Î
nes.” Cette société travaille en coo- |
pération avec le sénateur Pascall
Poirier et le service industriel du
Canadien National. Elle tient ses
séances dans Iles bureaux de cette
dernière compagnie à Paris. Le |
dent de la nouvelle société est M.
Victor Forbin, auteur d'un livre et de |
plusieurs articles de revue sur le!
Canada.
tobre dernier. Les chiffres respectifs
furent de $205 millions pour l’expor-
tation et de $169 millions pour l'im-
portation. |
NEW YORK.— Le Dr W.-E.-G.
Baker, vice-président de la Victor Co.
de Camden, N.J. vient d'émettre une.
possibilité ainsi conçue:
“Le jour n’est pas loin où l’on verra
toute maison neuve, coûtant $10,000
SEULEMENT UNE DIFFERENCE
1c PAR JOUR
dans le coût de la farine pour la famille
ES
Pas de sauterelles mortes--- si vous avez déjà examiné du blé
nouvellement battu—(et qui ne l’a pas fait, qui vit dans l'Ouest du
Canada)—vous avez remarqué des batonnets, des graines de mauvaises
herbes, et des sauterelles mortes. Du séparateur à grain, le blé
passe
à la “graïinerie”, de là au moulin,—et ENSUITE?
Dans les immenses moulins Robin Hood, le blé est d’abord tamisé
différence du prix
Hood, et la farine
Demandez la
afin de le débarrasser de la paille, des bâtonnets, des insectes, des
graines de mauvaises herbes, etc. Une puissante succion à l'air aspire
les fines poussières et les corps étrangers—ensuite commenrée le grand
lavage, l’écurage et le rinsage du blé.
Assurez-vous que la farine que vous employez soit bien celle qu'il
faut pour la consommation de votre table. Rappelez-vous que. .
. la
de revient entre la farine PURE et PROPRE Robin
commune de blé pauvrement moulu est seulement
de 1c PAR JOUR POUR UNE FAMILLE DE QUATRE.
L’'EPARGNE VAUT-ELLE CE QUE CA VOUS COUTE POUR LE RISQUE DE LA SANTE,
LA PURETE DOUTEUSE, LE GOUT SANS SAVEUR ET
LA PAUVRE VALEUR NUTRITIVE ?
farine Robin Hood à votre fournisseur
ou plus, avoir un appartement spécial FOURNIT PLUS DE PAINS - - - DU MEILLEUR PAIN - - - PLUS DE VALEUR NUTRITIVE
naturelles qui sont purement cana-la dit: “I est impossible à l'Inde LONBÉLE = Tex chaucetes de! Pour la radio. Le théâtre en famille
diennes; de plus, le projet de canali- d'obtenir le “swaraj” (l'indépendance) l'Echiquier, M. Philip Snowden, qui a | deviendra une espèce d'autre école et
sation du Saint-Laurent est prématu-|sans de nouvelles luttes. qui po ent été fait pair DÉedra pro- jlà télévision, les vues parlantes, nou- æ mn
ré, prétend l'hon. Tthanase David, | raient commencer bientôt.” I1 a ajou- à a _lvelles et lectures pénètreront tour à
; inei j : ; bablement le titre de vicomte Snow-; A
secrétaire provincial, dans une motion|{6: “De la présente trève découle “une AN en nbéN kon tan ee M TOUS deng es loves de (Pete ane SAINT-VINCENT PATRONNEZ NOS ANNONCEURS
qu'il a présentée à la Législature de,
Québec.
On s'attend à ce que cette motion
suscite un des débats les plus acri-
monieux de la session. Le premier
ministre L.-A. Taschereau, parlant
récemment durant le débat sur l'a-
dresse en réponse au discours du trô-
ne, a dit: “La province de Québec est
vitalement intéressée dans ses éner-
gies hydrauliques. Ce sont nos propres
grandes ressources et cependant per-
sonne n'a invité la province de Québec
à participer à toute négociation, en
aucun temps.”
a —— 00 ——
Un nouveau manuel de
sténographie française
La maison Gregg, dont le système
sténographique est répandu dans
l'univers entier, vient de lancer un
manuel de sténographie française dû
au talent du R. P. R.-J. Sénécal, ©.
MI, depuis de longues années Pro- |
fesseur de sténographie à l'Université |
d'Ottawa.
Le P. Sénécal a travaillé laborieu-
sement. depuis trois ans, à la prépa-
ration de cette sténographie françai- |
se qui est aujourd'hui reconnue com- |
me unc des meilleures du genre. |
En vérité, la méthode Sénécal- |
Gregg, qui sera bientôt admise dans!
toutes les institutions où s’enseigne la |
sténographie française, est un nou-
veau pas vers le progrès, car elle sim-
plifie et popularise l'étude de la sté-
nographie, elle permet au professeur
de donner le maximum d'effort dans
la préparation de l'élève et demande
le minimum d'effort chez celui-ci en
vue de l'exposé clair et précis des
règles et principes.
Tous les amis de l’Université sont
fiers des succès qu'a remportés le b.|
Sénécal, succès dont l'éclat rejaillit
sur notre grande institution cana-
dienne.
0 00-—
Ce que signifie le résultat
des élections anglaises
MONTREAL. — Stephen Leacock,
professeur d'économie politique à
l'Université McGill, commente dans
les termes suivants le résultat des
dernières élections anglaises: “Le
triomphe du gouvernement national
anglais veut dire le triomphe de
la stabilité contre le désordre,
de l'honnêteté contre l'extravagance,
du sens commun contre
blanc, rouge-cest ainsi que l'on dé-
signe le drapeau britannique-—contre a
le rouge. C'est par-dessus tout, ce-
pendant, le triomphe de la ‘protec-
tion tarifaire. Le gouvernement na-
tional a assez de partisans pour im-
le com-|P2r le Bureau fédéral de la Statisti-
munisme — le triomphe du bleu, |{Ue-
situation impossible qu'il faut termi-
ner bientôt. Si cela est nécessaire,
nous reprendrons la campagne panin-
dienne de résistance passive sans at-
tendre le retour du mahatma Gandhi,
bien que nous préférerions l'avoir ici
comme chef.”
000 ————
La conférence indienne
“Les nationalistes indiens combat-
tront jusqu'à l'éternité”.
meau du Yorkshire, est le lieu de
naissance de M. Snowden.
LONDRES-—M. David Lloyd George
est parti pour Ceylan, en compagnie |
de sa femme et de sa fille, Mlle!
lial ne s'interposera pas avec le théà-
tre public, ce ne sera qu'un supplé-
ment des journaux, par exemple, en
envoyant à domicile des discours et
des photographies. Cette possibilité
aura certainement pour effet de
Megen. jeudi. I1 fait ce voyage pour ; changer le train de vie ordinaire que
rétablir sa santé. On croit qu'il re-|nous menons.”
viendra à la mi-janvier.
DUBLIN, Irlande.—La paix la plus lfe
| complète
règne aujourd'hui
u Mme Helen-P. Hoar, épouse de
dans |feu Samuel Hoar, avocat réputé du
LONDRES.—Gandhi a affirmé au Etat Libre d'Irlande, telle est la dé- Massachusetts,
recevront chacun
comité de structure fédérale de la GIspaton AIG da SOS IER Ent $2,000 à leur AIO Si Re”peivenr
conférence en table ronde que les Les batailles de rue ont cessé de même|ni ne fument, d’après les clauses de
“nationalistes indiens combattron
| que les démonstrations anti-
gouver-| son testament qui a été homologué à
jusqu'à l'éternité” pour avoir entière nementales. Catholiques et orangistes | la cour des tutelles de Middlesex. Le
autorité sur l'armée de l'Inde. “Nous cat mis fin à leurs hostilités.
subirons le feu, la tempête et la dé-
tresse”, a-t-il ajouté, “et si Dieu le
veut, nous traverserons une pluie de
balles, pour obtenir notre indépendan-
ce. La nation qui n'a pas pleine auto-
rité sur ses propres défenses n'est pas
responsable, et si le peuple britanni-
que croit qu'il faut encore un siècle
avant qu'il soit possible de nous con-
fier l'autorité sur l’armée, alors pen-
dant ce siècle le congrès nationaliste
errera dans le chaos. Si l'Inde ne peut
obtenir une autorité entière sur l'ar-
mée, alors l’armée devrait étre licen-
ciée. J'attendrai jusqu'à l'éternité
pour obtenir l'autorité sur la défense
nationale."
Lord Sankey, lord-chancelier, qui
remplit les fonctions de président du
comité, a laissé entendre que le gou-
vernement terminerait la conférence
Sous peu, mais plusieurs délégués
ayant protesté qu'il serait impossible
de rédiger une nouvelle constitution
indienne sans avoir entendu les opi-
nions des principaux représentants de
l'Inde, le gouvernement a décidé de
prolonger la conférence.
“Cela me laisse dans le brouillard”,
a dit Gandhi, “mais je suis prêt à
passer l'hiver en-Angleterre si cela
est nécessaire, pour tirer quelques ré-
sultats tangibles de ces réunions”.
” Le mahatma avait eu l'intention de
s’embarquer pour l'Inde jeudi.
0 —
Le blé
212,000,000 de boisseaux ont été
pédiés au-cours des derniers
mois
€ex-
OTTAWA-—-Depuis les trois derniers
mois, le mouvement du bié dans le
commerce international a établi un
record mondial, selon un rapport émis
Les consignations mondiales pour
oût et octobre se sont chiffrées à
212,000,000 de boisseaux, le plus haut
point atteint, pendant la même pério-
de, depuis 1920. En 1998 le mouvement
avait été de 184,000,000. Le Canada et
poser un tarif contre les libéraux et| les Etats-Unis ont participé au pour-
les travaillistes. Le conservateur quil centage de 40.1; la Russie,
S'opposait jadis lui-même au tarif sur
les vivres est mort de faim! Jusqu'à
Manchester qui ‘a rejeté! Ce qui est
meilleur que des vivres sans tarif, ce
sont des vivres que l’on.,a les moyens
de payer.” - ds. l
25.6 p.c.;
l'Argentine, 8.4. pc; et l'Australie,
10.7 p.c. Le rapport souligne le fait
que le mouvement du blé russe est
terminé pour l'année alors qu'il attei-
gnait ses plus fortes proportions dans
l'automne de 1930. l
MADRID.—Une protestation de la
part du Vatican contre le récent dé-
cret déclarant que les questions de
divorce seraient à l'avenir soumises à
la seule juridiction des cours civiles,
a été communiquée au gouvernement
de ce pays par le Nonce payal, Mgr
Tedeschini. Celui-ci déclara que le
Saint-Siège considère une paréiile
mesure comme un précédent non jus-
tifié.
MOSCOU.—Les femmes forment le
tiers de tous les travailleurs actuel-
lement à l'ouvrage en Russie et cela
que a réussi dans l'oeuvre qu'il avait
entreprise d'éloigner de plus en plus |
la femme des travaux doniestiques
pour Ja faire s’adonner à des travaux
plus productifs.
Avant la révolution, les femmes ne
trouvaient d'emploi que dans les
théâtres. Leur nombre augmente tout
le temps. En 1929, il y avait 2,555,000
femmes à l'ouvrage et l’an dernier ce
nombre était de 3,506,000.
WELLINGTON, N.Z. — Le Parle-
ment a terminé sa session mercredi
et le gouvernement a décidé de faire
les élections générales, remises par
suite d'urgence nationale, Je 2 dé-
cembre. Les élections de Maori auront
lieu la veille. Le premier ministre G:
W. Forbes demandera aux électeurs
de réélire son gouvernement national.
On s'attend à ce que les partis de
ROME.--Chacune des dix familles
italiennes ayant le plus grand nombre
d'enfants recevra en cadeau du gou-
verneur de Rome, à commencer de
Noël 1932, une demeure à cinq cham-
bres. Des prix du même genre seront
donnés tous les cinq ans.
OTTAWA.—S. E. Mgr l'archevêque
& annoncé la nomination de M. l'abbé
René Bergeron, vicaire à Wrightville,
depuis 1923, au poste de Chapelain de
lhospice St-Charles, à la place du
regretté chanocoire Raoul Lapointe.
M. l'abbé Napoléon Laurence, vi-|
caire à Saint-Charles,
Wrightville.
‘OTTAWA.—L'hon. Maurice Dupré,
solliciteur général, a été nommé se-
crétaire d'Etat intérimaire en l’ab-
sence de l'hon. C. H. Cahan qui est
parti pour lés Bermudes: : |
indique que le gouvernement soviéti- |
l'Union et de la Réforme se coalisent. |
est nommé à, usines Ogden du Pacifique Canadien
|père ou tuteur des enfants sera le
seul à juger, si l'argent doit être payé.
MACON, Géorgie.—On est en train
de distribuer, au bureau de poste local,
iun courrier déposé à la poste il y a
| quarante ans. Le maître de poste ad-
1joint C.-B. McElroy aperçut l’autre
| jour le coin d'une carte eh arrière
| d'une case de distribution, et décou-
fée une vingtaine de lettres et de
cartes datées de 1889. Ce courrier a
été renvoyé à sa destination originale,
| avec explications sur le retard.
| PHHILADELPIIIE— Dix tramways en
| forme de balle, les premiers au pays,
| donnent maintenant le service sur la
tvoie suburbaine de 13 milles entre
i Philadelphie et Norristown. Ils peu-
i vent faire une vitesse maximum de
‘100 milles à l'heure, et aller en moyen-
ne à 83 milles à l'heure, mais on ne
leur fait faire que du 70 milles à
l'heure à présent sur les chemins
droits. | y :
MEXICO.—Trois secousses sismi-
ques, dont l’une d'intensité considéra-
ble, se sont fait sentir ces jours-ci à
Pinotepa, dans. l'Etat d'Oaxaca. Quel-
ques maisons ont été détruites.
WINNIPEG. — Une coordination
parfaite du cerveau et des muscles a
-valu au constable R. G. Pickrell, du
‘Service des enquêtes du Canadien
Nationel, de remporter le champion-
nat américain du tir au revolver. Au
Camp Perry Ohio, le constable Pick-
rell à défait les meilleurs tireurs du
{continent avec un total de 470 sur
500.
MONTREAL.—Quatre mille hom-
hommes ont repris la semaine derniè-
re leur travail aux usines Angus du
Pacifique Canadien, qui étaient fer-
mées depuis la fin de septembre. On
n'entreprendra pas dans le moment
de nouveaux travaux de construction,
mais les employés se borneront à faire
des réparations. ‘
CALGARY.—Huit cents hommes,
qui chômaient depuis près de deux
: Mois, ont maintenant de l'emploi aux
NORTH BAY.—Après avoir manqué
de travail depuis la fin de septembre,
les employés des usines du Pacifique
Canadien ont repris leur travail. Cent |grats, mais.
auarante-deux hômmes: étaient affec- |]
tés et Us sont tous-repris aux usines,
BOSTON—Six petits-enfants de!
‘marraine, Juliette Lessard, grand'-
|
}
On ne pouvait avoir plus beue Sal
guration de notre salle paroissiale.
Température idéale, salle comble, ma-
gnifique programme jusqu’à la fin de
la soirée.
Le 22 novembre 1931 restera une
date mémorable dans les annales de
la paroisse Saint-Vincent.
Avec quelle joie et quel bonheur
notre dévoué curé voyait le beau suc-
cès de ses efforts secondés par le dé-
siens. Aussi se faisant l'interprète de
tous: ses braves gens il remerciait
cordialement tous nos bons amis des
paroisses environnantes: Saint-Paul,
Sainte-Lina et Bonnyville.
jours, était venu avec un beau contin-
gent de ses paroissiens pour féliciter
et encourager notre curé.
Le député provincial, M. M. Déchè-
ne, à tenu par un don à la paroisse
montrer son dévouement à ses élec-
teurs et angiens bons amis puisqu'il
faisait partie de notre paroisse il y a
quelques années. Cette attention dé-
licate de notre député a été très ap-
i précié par les gens de Saint-Vincent.
On ne saurait trop remercier les ar-
(Ses de Saint-Paul dont la réputa-
tion n'est plus à faire pour nous avoir
| fait rire de si bon coeur, dans leurs
| deux comédies rendues avec beaucoup
de brio. M. Léon Fraser et sa soeur
se sont surpassés, ce soir-là. Mme
Benoït, Mme Beaudry, MM. Leroux
et Léon Fraser dans la deuxième co-
médie ont été des plus heureux et
savaient admirablement faire ressor-
4ir tous les moindres détails de la si
jolie et spirituelle comédie “Les peti-
tes accordailles”. Ii faut rire de peur
de mourir sans avoir ri, disait le cor-
respondant dans son grain de bon sens
de la semaine dernière. De toutes les
personnes présentes dimanche dernier
‘aucune ne pourra se faire ce reproche.
Un grain- de bon sens.On ee
encore du bonheur à faire des. in-,
is il n’y'a que du malheur à
’être—Mgr de Ségur: |
. Après s'être sucré le bec avec de Ja
bonne tire et avoir pris un excellent
goûter préparé par les Dames de Ste-
Anne on se sépara en.se promettant
de revenir encore à Saint-Vincent.
Dimanche prochain, M. Ubalde
Baudry viendra dans Paprès-midi dis-
tribuer à nos enfants les prix du
concours de français donnés par
PAssociation canadienne française de
l'Alberta.
De -passage au presbytère, M. Al-
phonse Néron de Midnapore qui est
venu prêter main-forte au curé et
qui se propose de revenir encore dans
notre belle paroisse où il s’est fait
beaucoup d'amis.
M. et Mme Edouard Lessard font
part à leurs parents et amis de la
naissance. d'une fille baptisée Marie-.
Ange Albina. Parrain, Cyrille Lessard,
père et tante de l'enfant,
vouerment inlassable de ses parois |
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PEL
25 NOVEMBRE. 1931.
‘Le 14 novembre dernier nos élèves
inaugurent leur saison de gouret. Une
-patinoire de 190 par 90 permet à tous |
d'évoluer à l'aise et de se livrer ‘à Lo
ses légitimes fantaisies,
Les équipes s'organisent peu à peu.
Aux trois équipes de l'an dernier s’en!
ajoutera une quatrième, parait-il.
Le T. R. P. Provincial fait sa pre-
mière visite au nouveau collège. Sous
la direction de M. C. J. McNamara un
groupe de séraphiques en uniformes
blanc et brun.exécute un programme
de gymnastique. L’article le plus inté-
ressant pour les élèves termine la
séance: la demande d'un congé:
Anton Seiferling, syntaxiste allemand,
sur l'invitation du R. P, Recteur, im-
provise cette requête: “Voilà déjà
plusieurs mois que nous travailions,
T. R. Père, et nous sommes fatigués,
Nous vous demandons de vouloir bien
nous accorder un congé.” Le T. R. P.
Ambroise accorde la demande et se
déclare hautement satisfait de l’oeu-
vre du collège Saint-Antoine.
Le R. P. Alphonse, préfet de disci-
pline, souligne de. vues animées le
* congé du T. R. P. Provincial: “Un
jour viendra” par Snub Pollaräd (con-
tre le féminisme) comédie: “Napoléon
I d’après Lateour-Gayet, drame.
Samedi soir, nos élèves profitent
d'une vue animée tirée de Siegfried,
opéra de Wagner. L'opéra sera joué
sur Je gramophone pendant que la
pellicule se déroulera sur l'écran.
Des pourparlers commencent pour
l'organisation d'une ligue intercollé-
giale pour le gouret.
Oo.
CLYDE
Les dames catholiques de l'église
St-Patrice annoncent Ia tenue d'un
bazar, d'un souper au poulet et d’une
partie de cartes le 8 décembre pro-
chain. Tout le monde est cordiale-
ment invité. —Corr.
-000-
GIROUXVILLE
(Suite du dernier numéro)
Qu’adviendra-t-il de l'Ouest cana-
dien?—Le publiciste se demandait: si
la Saskatchewan serait voüée à un
échec au point de vue agricole. La
réponse est: “IL nous est impossible
de l'établir, n’ayant pas tous les chif-
fres requis pour tenter cette démons-
tration. D'autre part, le Manitoba
dont le rendement est moindre que
celui de la Saskatchewan et de l'Al-
berta, n'a jamais vu sa production
moyenne descendre en-dessous de 10
minots de lacre. L’Alberta vit la sien-
ne tomber à 6 en 1918 et à 8 en 1919.
Il est vrai que la chose ne s'est jamais
répétée. La Saskatchewan n'eût qu’u-
ne récolte d'une moyenne en bas de
10 minots, en 1919, au rendement
moyen de 8.5.
Conclusion. — Quelques analystes
verront dans ces chiffres la confir-
mation de leur théorie; la culture
mixte est le salut! Si les terres vieil-
lissent, les possédants suivent ia mêé-
me loi. Is apprennent, s'ils sont pro-
gressifs, la leçon que leur enseigne
la grande nourricière. Elle a besoin
d'être travaillée et fumée et. . . de se
reposer. On commence à le compren-
dre au Manitoba. On y viendra ail-
leurs.
Tracteurs—Nous ne pouvons que
dire que les cultivateurs ont abusé
quasi partout de cette invention, qu’ils
y ont recouru de façon abusive sans
égard aux avantages à retirer. C’est
ainsi qu'un représentant du “Wheat
Pool” de l'Alberta, M. Louis Norman-
deau, cultivateur d'expérience, a sou-
vent affirmé au soussigné qu'un fer-
mier qui n'avait pas au moins 320
acres, ne devait pas posséder de trac-
‘teur. Un vieil habitant traduisait ain-
si sa. pensée: “Les tracteurs mangent
de la gazoline et nous sommes des
producteurs de blé et d'avoine”.
Les remèdes.—-La culture mixte. On
sait ou on devrait savoir qu'elle n'est
pas praticable dans toutes les parties
‘au territoire, à cause de la nature du
sol, à cause de l'absence relative d’eau.
En d'autres endroits, les marchés
|
sont trop éloignés et les frais de
transport -absorbent tout le revenu.
Cependant il y a des cultivateurs qui
. devront renoncer aux bénéfices faciles |
|
qu'ils ont connus et se décider à pro-
duire au moins pour la consommation
familiale: oeufs et viande, lait, beur-
re, et légumes.
Qu’adviendra-t-il?—1/Ouest renai-
tra à la prospérité, mais pour attein-
dre cette fin, il faudra que tous, gou-
‘vernants, fédéraux et provinciaux,
ainsi que les fermiers apprennent que
les vertus d'ordre et de modération
dans les besoins, sont toujours de mise
et qu'elles devraient entrer en ligne
de compte dans les éléments de ce
renouveau économique de ce jeune
territoire. Sinon, un cataclysme éco-
‘nomique attend gouvernements, mu- :
nicipalités, industrie, commerce, ban-
COLLEGE DES JESUITES
Mardi dernier, après souper, la salle| Distribution des prix du con-
de récréation prenait un tout nouvel
aspect. Nos grands, formés en rangs,
le buste droit, les pieds en arrêt, se
préparent à évoluer, sous le comman-
dement du sergent-major Barker.
C'est le premier exercice de la gym-
nastique-milice que feront, grands et
petits, deux fois la semaine. De ce
premier essai le sergent-major s'avoue
fort satisfait, tous montrant une
grande attention et une suffisante
souplesse d'exécution. C'est un pré-
sage de progrès pour tous. D'ailleurs,
chacun sait qu'il gagnera dans ces
exercices collectifs une excellente for-
mation de muscles. Nos enfants aussi
en. profiteront. La force d'une équipe,
on le sait, dépend du jeu d'ensemble,
discipliné, où chaque joueur coordon-
ne ses efforts à ceux de ses partisans.
Il faut pour cela de la maîtrise de
LA SURVIVANCE
PINCHER CREEK
cours de français de l’A.C.F.A.
Dimanche dernier une grosse auto
s'arrêtait en face du presbytère à
l'heure de la grand'messe. C'étaient
les officiers de notre Association na-
ionale, M. le vice-président général,
le Dr Beauchemin, M. R. Miquelon,
récemment réélu échevin de Calgary,
accompagnés de leurs dames, qui ar-
rivaient avec les prix du dernier con-
cours de français.
Ils avaient franchi 150 milles avant
déjeuner pour venir apporter à nos
élèves de français la récompense de
leurs succès, les encouragements à
poursuivre cette étude en même
temps que l'exemple d'un ‘’dévoue-
ment sincère et désintéressé à la
cause de notre langue.
A deux heures précises, les élèves,
soi. Or les évolutions d'ensemble de la| leurs maitresses, nos dévouées Filles
gymnastique, exécutées consciemment, ; de Jésus, et leurs parents, installés
sont une excellente discipline d’ac-!|qans la spacieuse salle du couvent,
tion coordonnée. voyaient entrer le Dr Beauchemin,
joueurs de gouret surtout, d'en pro- | ses compagnons de voyage, du prési-
fiter. Moins d'étoiles qui “essaient des dent du cercle local, le Dr G. Dubuc
montées sensationnelles”, mais des et du R. P. curé.
joueurs, maîtres d'eux-mêmes et s’en-
Aussitôt le programme est attaqué.
tr’aidant à vaincre.
| Le groupe des concurrents chante le
Un vrai régal de rires fut servi, choeur de Larrieu: “Madeleine de
Souhaitons à équipiers, | i 4 ie à ité PURE 5 :
à tous nos équipiers,! un gros paquet sous le bras, suivi de! l'on envoie à Edmonton au comité qui s'était fait depuis l'inauguration
COLLEGE ST-ANTOINE 28: eo ef ee ec fn fa fa fa fa fe fa fe aa af in a af fa fo fa af fo fa fa fa a fc aa fo fa a fo fo cc 36
_ La vie en Alberta
DE fo Ge Ge ee Ge Ge Ge ee fe ee fo fe he ee fo fe ee fe ef fe A fe fe ep fee ee he ee
æ
R
PEPE
recevrez des prix dans quelques ins-
tants, adressez une petite lettre à
celui qui vous le donne afin de le
remercier pour la générosité qu'il a
montrée aux concours de français, et
ceux qui ne pourraient le faire, je de-
manderai aux parents et aux religieu-
ses de leur aider dans ce travail. Plus
de miile dollars ont été réalisés cette} O'Neill, curé, d'adresser la parole à
année par les donations de nos com-|l’assemblée assez nombreuse et sur-
patriotes du Québec et d'ailleurs et|tout très intéressée. M. le curé s’exé-
les nôtres de la province. C'est vous cuta avec un à propos fort remarqué.
qui en bénéficiez, mes chers enfants, |11 demanda aux paroissiens de garder
et vous leur devez des remerciements.| leur langue, de la faire apprendre
À ce dernier concours il a été décerné très exactement aux enfants, évitant
à nos petits canadiens par toute la | soigneusement les anglicismes et les
province 531 diplômes et 900 prix. Et|tournures incorrectes. Il recommanda
vous, mes chers compatriotes, qui réa-|aux Canadiens français de faire par-
lisez la somme de travail qu'un tel|tie de l'A.C.F.A. qui a à coeur les in-
concours a dû requérir, travail de)térêts des compatriotes albertains.
demendAer des COIBUUONS; travail Le R. P. Routhier, supérieur du
d'organisation, de correction, etc. etc. Juniorat St-Jean parla ensuite de
je vous demanderai ceci: supportez|j;hilité du français pour la conserva-
notre association provinciale de toute tion de 1
la force de votre âme lorsque l'on fait
du recrutement ponr PAC-FA. On écossité des concours pour susciter
entend parfois faire cette remarque: l'intérét chez les enfants dans l'étude
pourquoi ce dollar par membre que de leur langue, le progrès constant
VILLENEUVE
Distribution des prix de l’A.C.F.A.
Dimanche après la grand'messe eut
lieu la distribution des prix de l'A.
a foi, des relations commer-
ciales ou diplomatiques, expliqua la
central? Lame SRbIE M ESAATES €tläe ces concours et leur importance
Messieurs, Que Je n'ai pas besoin de grandissante. Il félicita les maitres et
vous le dire maintenant. Vous _. commissaires d'avoir préparé ou fait |
cette année fondé ici un cercle de l'A. | préparer les enfants au dernier con-;
C.F.A., vous en êtes contents, j'en suis AOUTE: |
sûr, et comme vice-président de l'A.
C.F.A. à la salle paroissiale. M. Ma-|
LE Re du cercle local, ouvrit | prix des plus pratiques furent empor- |
a séance en demandant à M. l'abbé : {és comme suit: pour les dames: Miles
PAGE 5
lente condition
Deux seulement—
PICARDVILLE
| La partie de cartes de MM. les mar-|
guillers fut des plus satisfaisantes. Les |
Louise Breault et Yvonne St-Louis:
consolation: Léontine Breault. Pour
les hommes: MM. Cyrille Lambert et
Adonias Cloutier; consolation: M.
Cyprien Garon.
Les prix de saison pour l'an dernier
furent gagnés Dar Mme Nap. St-Pier-
re, Mlle Alphonsine Fradette, et MM.
Raoul Boucher et Johnny Frigon.
La comédie exécutée par Mme Adé-
lard Garon ne manqua pas d'être vi-
vement applaudie. Les personnages
étaient: M. et Mme Adélard Garon,
Alphonsine Fradette et Georges La-
pierre.
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AN I se Ve
BONNES AMIES
L'assemblée régulière aura lieu le
premier lundi de décembre, donc le 7.
Toutes les Bonnes Amies devraient
être intéressées d'assister à cette réu-
«:
nion et voudront bien se rendre chez .
Mlle Jeanne Patenaude, 10173 1l4e
rue, ce soir-là, à 8 h. 15.
En ce moment, les divers comités .
se démènent pour mener à bonne fin
les entreprises du cercle pour le mois
de décembre. :
Tout d’abord le thé de bienfaisance
qui aura lieu probablement dimanche
le 20 décembre. Mile Germaine Lam-
bert et son comité est en charge de
ce thé. Puis il y a la.loterie de $5 en
or dont le sort sera décidé ie même
jour. Le produit du thé et de la loterie
servira à l'achat de vétements, nour-
riture, friandises et jouets pour les
petits enfants moins fortunés à Noël.
L'année dernière les Bonnes Amies
ont procuré un heureux Noël à plus
de quatorze familles. Cette année le
nombre en sera certainement augmen-
té; aussi les Bonnes Amies comptent
plus que jamais sur la générosité de
tous.
La soirée projetée par les Anciens
M. le curé a terminé sa visite de
paroisse. Pour la première fois il visi-
tait les nouvelles familles appartenant
désormais à Picardville par le fait
que l’église est maintenant au village.
Ainsi par décision de S. E Mgr
l'archevêque les familles Beauchamp,
Pombert, Jolivette, Mercier, Corbeille
sont des nôtres. Nous nous en réjouis-
samedi après-midi, aux enfants qui
emplissaient la salle de l'Ecole Sépa-
rée de la 103e rue: “La répétition de
Mes Mémoires”. On y remarqua avec
satisfaction une grande clarté de dic-
tion, même chez les acteurs débu-
tants. C'est un présage encourageant
pour la représentation de mardi soir.
Nos deux académies du cours uni-
versitaire se sont constituées en “par-
lement”. Dorénavant nos séances de
discussions imiteront celles de
Chambre des Communes d'Ottawa.
Inutile de dire que l'innovation ‘a
C.F.A., je vous le demande en toute
sincérité, parce que c'est là les senti-
ment que j'éprouve moi-même. Vous
devez être prêts à faire tous les sacri-
fices pour soutenir l’'A.C.F.A., dans le
Verchères”, après quoi les petites sou-
haitent de gentille façon la plus ai-
mable bienvenue.
Ces charmantes paroles ont le don
d'inspirer le vice-président général qui
répondit par l’allocution suivante:
M. le président, mon Rév. Père, E périr dans la prochaine génération.
Mesdames et messieurs, | Puis on fit la distribution des prix
L'honneur qui me revient aujour- et diplômes aux g'ades I et II. Il fal-
d'hui de venir vous présenter au nom | lait voir la surprise mêlée de fierté de
la, de l'Association canadienne françaiseices petits, recevant de la main des
de l'Alberta les prix distribués pour le officiers supérieurs la récompense de
dernier concours de français, me tou-:leurs premiers efforts dans l'étude de
suscité chez tous le plus vif intérêt. | che grandement. Rien ne me fait plus | notre belle langue.
Nos orateurs auront maintenant l'im-
plaisir que de prendre part à une Mile Françoise Brusset nous dit
pression que leurs discours ne sorit ! fonction quelconque où l'intérêt cana-| avec le plus pur accent de France,
pas un vain déplacement d’
étant prononcés devant les représen-
tants du peuple:
Ajoutons à cela ies procédures parle-
mentaires qui rehausseront l'éclat de
nos séances: et la satisfaction, bien
naturelle, d’être hon. ministre ou hon.
député; et la réconfortante sensation
de faire masse avec son parti et d’être
par lui soutenu. Autant de stimulants
pour nos orateurs.
Dimanche soir, première séance de
notre “Chambre des Communes”.
L'hon. député de Labelle (M. St-
Arnauld) proposait un Bill en vue de
qui,
éloquence, | dien français est en jeu. Travailler {égèrement grasseyant, quelles sont
pour grandir les nôtres est si stimu“'les “notes à la mode toujours trop
les hon. députés. |[lânt chez moi qui m'enthousiasmel élevées: notes du boucher, de lépi-
par-dessus tout, et je dois vous l’af-lvier, etc., et promet que l'an prochain
firmer en toute franchise je suis heu-|ce sera les notes de français.
[ta province, expliqua l'importance
travail qu'elle s’est tracé, car sans elle dèles aux traditions de nos ancêtres. on. Venez en foule encourager notre
nous serions nécessairement destinés | Chacun doit faire sa part. L'union des | jeune et dévouée jeunesse.
“individus fait la force du groupe. Il
.|Kkatchewan et Lamoureux est établi
M. Tremblay, agronome bilingue de ! SOnS.
ce, Dimanche prochain une soirée bien
d’appartenir à l'A.C.F.A. pour que par lintéressante est au programme: c'est
le groupement de toutes nos forces |la partie de cartes des jeunes filles.
nous puissions continuer à exister fi- | Elles nous réservent une surprise, dit-
l
_—Gorr. |
fit remarquer que si le nombre de
ceux qui avaient participé au dernier
concours dans la paroisse n'était pas
grand, leurs notes étaient générale-
ment bonnes; il termina en deman-
dant aux parents et aux commissaires
de voir à ce que l'an prochain tous
les enfants prennent part au con-
|
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reux aujourd'hui de prendre part à! Ceux des grades III et IV viennent | solidement depuis une semaine. C'est
votre distribution de prix. jà Jeur tour chercher leurs prix, etlla première fois que nous voyons la
Vous étes-vous véritablement de-;mlle Yvonne Pelletier déclame avec! rivière geler tout d’un coup, sans
mandé aujourd'hui ce qu'étaient Ces |äme la “Vision de Montcalm”. |laisser d'ouverture, et au point de
concours de français organisés par | Ensuite les élèves des 7ème et 9ème! permettre presque immédiatement le
l'Association canadienne française de: grades reçurent des diplômes ct des! passage des voitures.
l'Alberta. Le travail qu'il demande, : volumes plus gros, comme de raison.
le bien qu'il peut apporter. Vous le | Léo Gagnon à convoqué ‘Une as”
trie De k €) A la manière résolue dont ces heu-; ujjés en vue d'établir une coopé-
comprendrez facilement, il à été'reux élèves enlevèrent le choeur GE) TER DOS LES rÉda tions A autonus
organisé pour garder à-la jeune géné-; rieu: “ -êpes” evinait lal.. , Sont
- | Larrieu: “Des crêpes” on devinait 4 \};es L'avantage de cette société se-
faire élever le tarif sur les machines, | ration qui pousse cet amour pour la ! détermination de mettre encore plus|.. np Ë
soir lui ont idit-Et font à de langue française que tout Cana dien | rait de fournir à M. Gagnon le capital
d'ardeur à l'étude du français cette! écecsaire pour un outillage complet
société un tort inappréciable. L'hon.| français bien né doit avoir. Mes Chers | année afin de décrocher de plus gr05/4{ en même temps les abonnés pour-
s ji ji avoir | jcunes amis, c’est pour vous que l'on i : in | Re j
député accusait la Machine d’avoir , q et plus nombreux prix au prochain | ,Qnt avec un minimum de dépenses
amené la crise actuelle, en enlevant
du travail à des millions d'hommes,
en produisant une surabondance de
produits, en réduisant les ouvriers in-
telligents à n’être plus dans les usines
que les rouages humains de machines
perfectionnées.
L'hon. député de Welland (M. Des
Rosiers) fit valoir contre le Bill pro-
posé, les immenses progrès accomplis,
le bien-être obtenu dans la société
grâce au développement des machi-
nes. Restreindre l'usage des machines,
en élevant le tarif, ce serait nous pri-
ver d’une source de confort et d’un
élément considérable de progrès.
L'hon. député de Labelle trouve
dans le Tr. hon. premier ministre (M.
Deschène) un soutien éloquent, dont
la phrase se développe pressante,
scandée par le mot juste que frappe
et l'expression forte qui vrille en vous
la conviction. Un hon. ministre (M.
Dumas), invoquant sa longue expé-
rience au ministère des pêcheries, fit
un réquisitoire contre les machines
destructrices des poissons.
Contre ces adversaires redoutables,
le Très hon. ministre de l'Opposition | !
(M. .Mastalish) et l'hon. député du
Cap Breton (M. d'Appolonia) se levè-
rent. Ce fut une rude attaque par un
escadron d'arguments qui faillirent
désarçonner les défenseurs du Bill
Mais heureusement, l'hori. - premier
ministre se défendit avec-science. Il
n'en reste pas moins d'honneur aux
deux habiles assaillanis,
On peut espérer que les séances à
vehir trouveront nos députés aussi
ardents à lutter pour l'honneur de
leur et de notre “Parlement”.
Oo
HOPITAL DE LA
MISERICORDE
Les gardes-malades de ‘PAssociation
des enfants de Marie, à l'hôpital de la
Miséricorde vous invitent cordiale-
fait joyeusement tout ce travail afin 5 : ï
10 ; concours de l'A.C-F.A. . assurer les réparations et l'entretien
que dans ans, 20 ans, 30 ans, vOuS| Invité par le président, M. Miquelon | de leurs voitures. L'idée est bonne
puissiez prendre notre place et garder|se dit enchanté par ce qu’il vient de! 4} à déjà D eba d'entaite odidite
our les plus petits d'alors ce quel voir , "à l ss ; : :
P p p q voir et d'entendre et qu’à l'encontre | ourquoi ne serait-elle pas un succès
nous essayons de garder pour vous. lqu conquérant célèbre de l'antiquité]
C'est donc avec cette idée que les | il “vint, il vit, mais fut vaincu”. |
concours de français ont été organi-| Le R. P. Tessier, O.M.I, curé, ajou- |
sés et je m'excuse ici de ne pas vouS|ta quelques mots de félicitations et
donner les noms de ceux qui furent | d'encouragement aux heureux concur-
les pionniers de ce travail, ça m’en-|rents, faisant ressortir l'importance
à Lamoureux? Aidons un des nôtres,
encourageons-le, au lieu d'aller se
faire rouler. . . par des étrangers.
Léonie Roque, fille de Charles Ro-
que, a été opérée de l’appendicite la
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mi-novembre n'a pas eu lieu à cause
des activités nombreuses, thés, con-
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nous ne l'oublierons pas!. . .
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trainerait trop loin. Je vous dirai tout!et les avantages de l'étude de notre
simplement qu'en 1929 il y eut 52|belle langue, une des deux langues
écoles qui prirent part à ce concours. | officielles du pays. Pour n'avoir pas à
En 1930 il y en eut 58, en 1931 il y en ‘rougir de sa langue, faute de la savoir
semaine dernière. Elle est à l'hôpital
de la Miséricorde, et est en bonne voie
: de guérison.
| Nous sommes heureux de dire aux
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Bois de charpente et de sciage
eut 67. Nombre d'enfants en 1930, 2190;
1931, 2568. Donateurs de prix 1930,
235: 1931, 309; et je veux vous faire
suffisamment, il faut la cultiver, sans | organisateurs et aux artistes qui nous
quoi, comme le champ négligé, elle | ont donné un beau concert français
‘devient toute hérissée de fautes, del à la radio lundi soir, que nous avons
remarquer ici que plus de la moitié
des donateurs sont de la province de
Québec, sans oublier la vieille France
barbariémes, d’anglicismes, qui la dé- | réellement joui de les entendre. Nos
figurent et font qu'on a honte de le félicitations pour leurs efforts et leur
parler. “Soyez fiers de votre langue, ; bon travail. —Corr.
qui chaque année, par l'intermédiaire dit-il, c'est la langue des découvreurs | ————000 Re
de M. P. Suzor, son consul général! et des évangélisateurs de notre pa- IMM ACULEE.
pour l'Ouest, donne généreusement | trie: c'est aussi la langue de la diplo-i
pour le concours de français de l’Al- | matie et da la classe cultivée de tous CONCEPTION
berta. Comme vous le voyez nous pro-
gressons chaque année ét nous vou-
drions l'an prochain, si possible, que
tous les petits canadiens français de
’Alberta prennent part à ce concours.
les pays”. De même que dans les années pas-
Le Dr Dubuc dit le mot de la fin. Il}gées notre partie de cartes à l'occa-
télicita et remercia les distingués vi-|sjon de la fêle Ste-Catherine fut un
siteurs d'être venus de si loin rohaus-| magnifique succès. Plus de 200 per-
ser de leur présence et de leurs sages | sonnes assistaient à la soirée organi-
Vous de Pincher Creek, j'ai à vous | conseils cette fête du français. Saisée par les Dames de Ste-Anne. Les
féliciter de la part que vous y avez|conservation n'est pas chose facile i heureux gagnants des prix furent
prise cette année. Mes félicitations | quand on est isolé au milièu d'une; Milles M. Jenvrin, M. Ferguson, S.
s'adressent d'abord aux religieuses ad- | majorité de langue étrangère, mais la! Desrochers, Mmes J. H. Ethier, et E.
mirables de dévouement; l'histoire | beauté et la noblesse de la langue | Bruyère, et MM. J. H. Ethier, L. Le-
nous dira plus tard que dans l'Ouest | française vaut l'effort requis pour laltain, J. Simard et R. Paquette. Les
comme dans l'Est le clergé aura été la | garder et la transmettre à nos des-|suivants contribuëèrent au concert qui
sauvegarde de notre peuple, Je üois | cendants. Ii félicita nos dévouées re-{fut des plus intéressants, Mme L.
aussi des félicitations aux parents, ils ligieuses dont le travail persévérant | Williams, Miles J. Perron, M. Fergu-
sont là pour encourager leurs enfants, |a été couronné de succès, succès quilson, Mme Corriveau, et MM. J.-L.
et en dernier lieu à vous, mes chers!n'est, dit-il, en terminant, qu'un | Montpetit et Breux. L'orchestre Blue
enfants, qui avez pris part à ce con- | commencement dans cette bonne voie.| Bird joua pendant la partie de car-
cours, je voudrais aujourd'hui pouvoir| L'hymne national chanté en fran-|tes. Nos félicitations et nos remercie-
décerner des prix à tous, cependant | çais par toute l'assistance mit fin à | ments aux organisatrices et aux artis-
je ne le puis. Travaillez fort cette cette fête dont on parlera à Pincher |tes.
année, et l'an prochain nous tâche- Creek. ; i à
rons de vous donner davantage. Aux| Un détail à noter. "Trois élèves de eee a
gagnants des félicitations barticuliè- | notre école ont réussi dès la première |; billets jaunes se vendent 75 sous
res, surtout aux gagnants de prix pro- | année à enlever un prix provincial:| + Qümettent deux personnes et les
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vinciaux, ce dont Pincher Creek doit
Berthide Fournier, Georges Jetté' et
ques ayant des intérêts dans l'Ouest.
.” Réflexion et action saine, irréflexion
ou crise accentuée; vers lequel de ces
deux pôles s'orienteront gouvernants
et dirigeants? Nous le saurons d'ici
cinq ans. Rod. Laplante.
Nouvelles —Neige.—Comme tout ce
qui nous vient du ciel est immaculée,
il nous faisait grand plaisir de voir
tomber drus ces blancs “flocons de
neige qui jonchent en ce moment la!
terre. endeuillée de Novembie. C'est
l'hiver qui vient prendre place chez
nous; c'est la -joje des enfants avec
les traîneaux, les courses en patin, les
- glissades, etc. Pour les plus âgés, c’est
le triste cortège, les malheureux souf-
frent beaucoup l'hiver. Contre leurs
maux, il faut qu'on les-protège. Il fait
si froid dans leurs foyers désirts, etc.
Donnons pôur les êtres. souffrants.
Et. ce- qu'on donne aux malheureux
sur. terre,.un jour au ciel, par -Dieu
sera rendü.- Qui donne aux pauvres.
prête; à Dièu.".
être fier, car comme vous le savez les
prix provinciaux sont décernés aux
premiers de la province et Pincher
Creek en compte un certain nombre.
Maintenant, mes chers enfants, j'ai
ment à une partie de cartes pour
Aider leur charité de Noël. La soirée
aura lieu mercredi soir, le 2 décembre
à 8h. 15 p.m.,, à l'hôpital de la Misé-
ricorde. Les jeux de whist et de
bridge seront joués. Entrée 50 sous.
Helen Pifer, cette dernière, une fil-
lette de 8 ans, étrangère (son nom
l'indique) à notre langue. Preuve qu'il
n'est nullement nécessaire d'être aca-
‘démicien ni même de langue fran-
çaise pour décrocher dés prix au con-
‘billets rouges 50 sous et admettent
une personne. Vous pouvez vous pro-
curer ces billets au magasin de M. J.
W. Pigeon, ou au presbytère de l’Im-
maculée Conception. Des artistes bien
connus de la ville joueront dans la
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ÿ iX È XX È X KE ùt
ECONOMIE, VIE SIMPLE,
PETITE INDUSTRIE
Voila le salut
Nous souffrons d’un mal moral. C’est ce que j'appellerai la
fausse et très fausse conception de la vie rurale, et même du
bonheur rural.
Je m'explique:
Depuis la guerre maudite, toutes les classes de la société
ont comme perdu la tête. Tout d’un coup, une pluie d’or est
tombée sur le pays. Tous ont cru, sans plus y réfléchir, que ça
durerait toujours. Quelques journaux, ont crié à la prudence.
lis ont crié dans le désert, au son du canon dans les Flandres
et des pétards impérialistes dans les deux chambres parlemen-
taires. Et l’on a roulé sur l'or. . . Et l’on a continué. . . Et l’on
veut continuer. Il est vrai que depuis 1918, les parts baïissaient,
“[qu'il y a cing ans, les banques crevaient, qu'il y à un an, la
* Bourse coulait, mais. . . on ne voulut rien entendre. Les écono-
mistes prédisaient des années de disette, les évêques de la
province de Québec ont même eu le courage de tout prophétiser
en 1925, on ne voulut rien entendre. Tout craquait dans 1a
maison, les fondations, le cadre et le toit, mais le jazz arrivait
par le gramophone et le radio, on ne voulait rien entendre. Les
autres pays criaient famine: l'Angleterre et l’Allemagne avec
leurs huit millions de chômeurs, on ne voulait rien entendre. ..
Et cela, personne ne peut le nier, dans toutes les classes de la
soiciété,
I y à 17 ans qu'on danse, le plancher s’est usé. . . et il faut
rebâtir.
Nous nous sommes ruinés nous-mêmes, en brisant avec nos
traditions d'économie: il faut revenir à l'économie.
Nous avons dépensé en reconstructions, en voitures, en
éducation mal dirigée (je dirai pourquoi à qui me le demandera),
[en beaux habits de ville, en meubles de villes, en voyages, etc.:
il faut revenir à la vie simple.
Nous avons abandonné nos petites industries, et, depuis plus
de quinze ans, nous payons 5 fois au moins nos produits, nos
propres produits, mais manufacturés, ce que nous les vendons
aujourd’hui. Nous faisons vivre la pharmacie et les comptoirs
de prfumerie, nous faisons vivre le boucher du village, les met-
teurs en conserves des villes, les grandes manufactures de
chaussures, les marchands de tapis, tapisseries, boîtes à musique,
et ils ne nous font pas vivre. Regardez le prix d’une semelle pour
soulier de fille de 14 ans, et pensez à ce qu’on vous donne pour
une peau de veau! Autrefois, la femme tissait, le jardin et l’étable
.|nourrissaient la famille, mais depuis, le rouet sèche au grenier,
et on achète des “cans” chez l’épicier. Les catalogues dévorent
les “coups d'argent’. Les filles, on les décore comme des actrices
au profit des modistes de la ville; on les éduque, non pour la
terre, mais pour épouser un petit notaire; les garçons, on ne
réve pour eux que les emplois “dans le gouvernement”, etc. Il
faut garder les nôtres chez nous, en remettant en honneur la
petite industrie de chez nous.
ECONOMIE, VIE SIMPLE, PETITE INDUSTRIE: voilà le
Salut. Il dépend de nous. C’est notre volonté qui doit y revenir.
de forcer les tout jeunes à revenir au simple bon sens.
C’est, en effet, le simple bon sens qui le veut. Nous nous
sommes éloignés du passé qui nous a gardés dans une heureuse
aisance et liberté; le présent se charge de nuages d'angoisse,
parce que nous sommes égarés sur une route, en des manières
de vie, qui ne sont pas faites pour nous. Revenons au passé et
aux vertus et pratiques qui ont fait le passé heureux et fécond.
Puis, surtout, c’est Dieu lui-même qui nous donne aujour-
d'hui une leçon, et une bonne! Sachons bénir la main qui nous
sauve en nous blessant. La Providence a toujours réservé de
petits profits aux agriculteurs parce qu’elle les veut dans la
simplicité des goûts et des moeurs.
beaucoup de désirs. Aussi, la culture
d'épreuves; mais, je vous le deman
Providence vous a manqué?
_ Ce sera de même, demain, si vous le voulez. Peu importe,
Maintenant, ce que fera ou ne fera pas le gouvernement. Le
succès est entre vos mains. Dans les mains de la mère, comme
dans la main du père, et dans la m
doivent réfléchir sur les graves véri
mettre sous les yeux. Le problème
Vaillez et demandez de l’aide: il est moral, surtout; travaillez et
économisez, et retournez à la petite industri
n'est que remède pire que le mal. Par dessus t
dans la Providence et plus en vous-mêmes!
Est heureux qui n’a pas
est-elle souvent traversée
de, quand est-ce que la
ain des grands enfants, qui
tés que nous venons de leur
actuel est économique: Tra-
€. Hors de là, tout
Louis HEBERT, (Le Droit).
—_—————,
Les cultivateurs ont avantage
à engraisser des boeufs
+ Le prix raisonnable des animaux
d'engrais et l'abondance des fourra-
, paie pour les meilleurs boeufs produits
e ;€n Angleterre même.
8esS von marché à l'heure actuelle de-: (4) L'O i
. uest offre d i ès
vraient encourager les cultivateurs al favorables à la sr Suix
se mettre à l'engraissement, dit G.! ÉRE
.| Se .
W. Nuir, B.S.A., éleveur suppléant aul st des boeufs engraissés d'un an.
Dominion à Ottawa. Le marché do- | . (5) Dans l'Est les conditions favo-
mestique et le marché d'exportation ; "St l'engraissement des boeufs, à
ont tous deux fourni la preuve, Lane PART 4e l'âge de dix-huit mois jus-
née dernière, qu'il existe une vive: à l'âge de deux ans,
demande pour des boeufs bien à point, | (6) Il n’y a pas d'avantage à en-
d'un bon type de boucherie et d'un|E'Aisser un animal âgé de plus de
bon poids. M. Nuir résume la situation | dEUX ans.
de la façon que voici: (7) L'alimentation en plein air est
(1) Malgré les bas prix actuels gel énéralement pratique; on obtient
la viande, on peut obtenir un bénéñ- | € SP ENVEUNCR de poids rapide au!
ce raisonnable en se servant des| "€" d'orge, d'avoine et de son au |
grains, dont il existe actuellement | "7 JUSqU'à deux livres par jour,
une provision abondante et bon mar-| (? I! Y à toujours sur le marché
ché, pour engraisser des veaux, des He DAAUE de BOSuts bien-à point, fe
Corps profond, qui sont très recher- |
boeufs d’un an et de deux ans.
(2) Les jeunes boeufs bien engrais- |
sés obtiennent une prime sur le mar-
ché domestique ainsi que sur le mar- |.
ché d'exportation. Ils trouvent tou-
jours acquéreurs,
chés aujourd'hui, et l’on fcrait bien
de chercher à satisfaire cette deman-
de.
(3) Les jeunes boeufs bien engrais-
ses se sont vendus sur le marché an-
glais à des prix égaux à ceux que l'on
publications du Ministère de l’Agri-
culture à Ottawa distribue gratuite-
ment à tous ceux qui Je demandent.
. :
Ure industrie qui les expositions nationales d’automobi-
n’est pas à son déclinl!®S en janvier, dit le journal, et, en
Le journal “Free Press” de Detroit,
Michigan, prédit qu'on fabriquera des
autos pour une somme de $120,000,000
avant la fin des deux prochains mois
et il ajoute que les programmes sub-
séquents de production seront encore
plus chargés. :
“Les nouveaux modèles se succède-
ront rapidement entre maintenant et
lancées à toute vitesse.
L'opinion généraïe des chefs indus-
triels, corroborée par les banquiers, les
économistes et les hommes d'affaires
ans est maintenant passée
de bon, dit ce journal.
Moyen de prévenir la sécheresse
| dans l’Ouest du Canada
Toutes sortes de systèmes ont été
proposés dernièrement en vue de pré-
venir la sécheresse dans l'Ouest du
Canada, mais il n’y à aucune garan-
tie que Jeur adoption diminuerait
sensiblement les mauvais effets de la
sécheresse.
Deux de ces moyens ont été haute-
ment préconisés dans la presse. Le
premier consisterait à faire de très
grandes plantations d'arbres; le
deuxième, à emmagasiner de l’eau
dans des réservoirs. On prétend que
Pun ou l'autre de ces projets rendrait
l'air plus humide et provoquerait ainsi
une chute normale de pluie.
Ces projets n'inspirent pas confian-
ce; tous les faiseurs de pluie ont si
souvent échoué qu'ils sont très sus-
pects aux météorologistes. Il est facile
du reste de déterminer quel serait
l'effet des arbres sur la hauteur de
pluie. L’étendue que l'on propose de
nécessaire de construire quelque 50,000
digues.
Ces deux systèmes ne tiennent au-
cun compte de l'effet des facteurs
naturels qui produisent la pluie. La
pluie est produite par la vapeur qui
se trouve dans l'air, mais la simple
présence d'humidités dans l'air n'est
pas une garantie qu'il va pleuvoir.
Qu'arrive-t-il quand le vent souffle
comme il le fait parfois dans les
Prairies? Il est probable que la vapeur
qui s'élève des arbres et des lacs arti-
ficiels dans la Saskatchewan serait
transportée dans le Manitoba, ou mê-
me qu'elle irait jusque dans l'Okla-
homa ou le Texas pour soulager la
sécheresse qui règne là-bas. N'ou-
blions pas que ie plus gros de la pluie
de la Saskatchewan prend naissance
dans l'Océan Pacifique, à au moins
mille milles plus loin.
Depuis plusieurs années la station
expérimentale fédérale de Swift Cur-
M au père et à la mère d'adopter cette ligne de conduite, et} sem
out, ayez confiance |
L'exposé complet de la situation est i
donné dans le feuillet 143 (NS), qui!
vient de paraitre et que le Bureau des!
préparation de ces présentations sur
le marché, les roues des fabriques sont
est que la période la plus défavorable
que l'industrie. ait connue depuis dix
pour tout
reboiser serait de 1,000 milles carrés.|rent, Sask., conduit des expériences
On dit que ces arbres exhaleraient [Sur l'humidité du sol, qui est le fac-
tous les mois 30 billions de gallons | teur fondamental pour prévenir la
d'eau sous forme de vapeur, soit un |Sécheresse. On s'est également adressé
total, pendant six mois, de 900 mil-|à tous les points du monde qui souf-
lions de tonnes d'eau. Ce sont là des [ÉeRS de la sécheresse pour se rensei-
chiffres impressionnants, mais il ne{8ner sur les moyens de résoudre ce
faut pas oublier que l'étendue delProblème. Beaucoup de théories au
terre à arroser est vaste également. | Sujet de l'humidité du sol ont été .dis-
L'étendue affectée par la sécheresse | Sipées et des points importants ont été
est de 80,000 milles carrés, soit 51,-{|@écouverts sur lesquels nos connais-
200,000 acres. Les 900 millions de ton- | Sances sont encore très limitées. Rien
nes d’eau, réparties sur cette étendue, | n'indique, par exemple, que la séche-
ne donneraient guère plus de quinze resse dans l'Ouest du Canada soit le
centièmes de pouce de pluie, à peine, Moindrement reliée au syftème de
assez pour faire tomber la poussière! Culture pratiqué, ou qu'elle aille en
et il faudrait pour cela six mois. empirant. Les pratiques agricoles ac-
tuelles, qui sont le résultat de bien
des années d'expérience sont fonda-
mentalement saines, en ce sens qu'el-
les ont pour but de tirer le meilleur
parti possible de la provision d’humi-
dité qui existe. La question pour les
expérimentateurs est d'augmenter en-
core leur efficacité, et de trouver ainsi
un moyen de prévenir la sécheresse,
reposant sur une base tout à fait pra-
tique et scientifique.
im mm
Pourquoi pleurer?
Les possibilités du réservoir ne sont
pas plus encourageantes. La quantité
totale d’eau évaporée sur les Prairies
pendant une période de six mois est
d'environ 30 pouces.
La surface moyenne d'eau d’un cer-
tain nombre de réservoirs serait de
35 acres. Pour augmenter la hauteur
naturelle de pluie d'un pouce pen-
dant une période de six mois, il serait
REP EEE
glise, était le seul qui ne pleurât pas.
Un curé faisait un sermon sur les|L® Curé lui demanda: “Pourquoi ne
peines de l'enfer. Tout son auditoire pleures-tu pas FONIME les autres?—
fondait en larmes. Un gros rustre, qui| MOi, répondit le paysan, je ne suis
était appuyé contre un pilier de l'é-
pas de la paroisse.”
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|
|
25 NOVEMBRE 1931.
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“Le mori déjà au travall,
les enfantsen marche pour
l'école, comment faitess
vous cela ?”
Ah! c’est facile si vous leur
servez le Shredded Wheat.
Je prends les biscuits à
même la boîte et je les sers
avec de la crème, ou du lait
chaud pour les matins froids
d'hiver. Ma famille ne s’en
fatigue jamais, et cela me
plait, et avec raison, parce
que le Shredded Wheat est
un grand reconstructeur du
corps humain. Les vitamines
et les minéraux nécessaires
sont là, et aussi le son qui
est si important pour la
bonne santé.”
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25 NOVEMBRE 1931.
LA SURVIVANCE
Une expédition record
e boeuf marqué par
le gouvernement
Lorsque l’“Empress of Britain”, la
reine de l'Atlantique du Nord et l’or-
ul gueil de ia Marine marchande cana-
dienne, a fait voile de Québec le 28
octobre pour son dernier voyage de la
| Dr saison, elle portait dans sa “lazerette”
Paris a fêté jeudi le 29 octobre, le {ses confrères en journalisme ou même |55 pièces entières de boeuf de choix
centenaire de l'entrée de Louis Veuil-|de ses frères en catholicisme le lais-| portant la marque rouge, la plus forte
lot dans le journalisme. sent en apparence indifférent. expédition de boeuf qui ait été classée
L'illustre rédacteur en chef dei Une seule angoisse tient son coeur: | Marauée sous le Service fédéral du
l'Univers n'était point à cette date|je salut d'âmes rachetées par Notre- | Classement du boeuf. Ge boeuf cos.
catholique. 11 ne devait écrire dans |Sejgneur. Il fait sans tergiverser son faire‘ partie des provisions que
le journal de M. Bailly qu’ après sa | devoir. VEmpress consommera pendant son
SORVEION en 1e | Et si on l’accuse de sectarisme ou JoyaBe Aurour amiante none Abel
Petit clerc dans l'étude d'avoué de|de parti-pris: “Je n'ai qu'un drapeau, Le dr taie
Me Fortuné Dalavigne, frère du poète | écrie-t- cembre. Pour fournir les denrées ali-
il: celui de la vérité catholi-
mentaires de la meilleure qualité, le|
célèbre, Veuillot accompagna en 1831 que. Au milieu des factions de toute ia dei picinione ie
à Rouen un jeune homme de riche l'espèce, je neveux appartenir qu , sn
famille bourgeoise, avec lequel il s’é- Pb re or sn
acteur de Echo de la Seime-Infé |, 1.96%? donné, 1 s'est dévout, 1 sest\les paquebots du CPR, achètent
rieure. livré sans réserve du jour où il l'&ljeurs provisions par soumission sur
connue, à la vérité souveraine, COnS-|jes marchés et les soumissions exigent
cient de trouver en elle la gardienne | Je classement du gouvernement en ce
è s par excellence du droit sens ur concerne le boeuf, les oeufs, les
tard, du même jeune homme, Gustave volailles, les fruits, les légumes et les
3%
Olivier, devait décider de son avenir ù | conserves. Les catégories du gouver-
religieux, comme son amitié avait] Avec un courage intrépide et, com- |nement sont le type modèle de qua-
déjà déterminé sa vocation d'écrivain.|me dirait l’ouvrier notre contempo- |
. À pareille date, le retour à la pra-|rain, avec un cran parfait, il n’hésita
tique sacramentelle d'un homme in-|d'’ailleurs jamais à prendre parti
telligent, instruit, jouissant dans le | quand une décision s'imposait pour
monde d'une belle situation, consti-|diriger son activité.
tuaient un événement sensationnel. “Plébéien, écrit Ollé-Laprune,
Veuillot en fut profondément ému. Veuillot a dans le génie je ne sais
Avec la loyauté de son caractère et! quoi de robuste et de sain”. L'esprit
l'énergie de son tempérament, il en|prand seigneur ne fut pas son fait,
tira rapidement les conséquences l0- nj davantage l'esprit bourgeois.
giques. Mais il eut surtout de l’homme du
Olivier l'ayant invité à faccompa-|pbeuple que l'intelligence et la bonne
gner dans un voyage en Jtalie eb en|fortune ont élevé à une situation
Orient, il en revint chrétien. Une | autorité l'âme d'un chef. et le Conseil de développement de
RE re Du oi “Dieu m'a donné un glaive, décla-|salaisons canadiennes, se sont mis|
Jésuites de Fribourg, fut le Couron- Lit; et je ne le laisserai pas rouil-|membres du Conseil; il en résultera |
nereN Ar Cette PARNESe Elle point | ler. Et advienne que pourra! C'estlun développement important dans 1e
de départ d'un apostolat par la plume je ‘chose dont je n'ai pas à m'oceu-| travaux de ces jeunes cercles. 11 y
EDR AS QUAAAleuRQNeeS actuellement plus de 15,000 ue
: Belles aroies que plus d'un mili- | dans le cercle des jeunes agriculteurs,
Comme l'a écrit M. Léon Jules, “de},t de notre Action catholique ai-|et cette organisation a pris un déve-
par ses origines et de part les fibres | era à relire et à méditer! iloppement rapide en ces dernières
les plus secrètes de son coeur, Louis! Celui qui a toujours peur de se[années. Vingt et une équipes de jeu-
Veuillot était du peuple”. compromettre, de prendre ses respon- | nes membres des différentes provinces
Au milieu des controverses les plus) LS de Subir es critiques injus-|Concourront à l'Exposition agricole
délicates et des situations les plus| tifiées a l'opinion publique, peut être | royale d'hiver pour le championnat
ff k 1 ;
complexes qui effrayent l’intellectue jun esprit distingué, un caractère raf- [au Dominion dans l'appréciation du
et déroutent l'homme du monde, la bétail.
finé. Ce n'est pas un chef.
1
rectitude, le désintéressement et le: Cdminent, dérendra-til ‘à justice |
1 4] , ;
CONTABS 1e AL mANqUerent JAM lorsqu'elle sera opprimée? Comment | À ls éTISTaISSE
jlà i it égal en-
VOS QUES st Rent SORPRE ne t-il la vérité quand elle sera | plus de bestiaux |
dre comment le père le plus aimant! Sélorniées |
et l'ami le plus tendre devenait, au lots. Veulotine-Sest Jamais posé Le dernier numéro du rapport sur)
moment nécessaire, le polémiste aux le commerce du bétail accuse une
apostrophes cinglantes et aux indi- ces questions. D'instinct, il a UR | forte augmentation dans l'expédition
gnations terribles. vaillant. Son buste placé dans la basi- | de boeufs et de veaux d'engrais pour
lique du Sacré-Coeur, à Montmartre, |; ’engraissement. Jusqu'à Ja dernière
, le représente entre deux grandes [semaine d'octobre il s'était transporté
L'homme du peuple est tout d'une | dames, la Foi et la Vaillance chré-| ares ra bétlaut dk Dares-d'éhs
pièce. Quand il a reconnu son erreur, }[tenne. Le seulpteur Fagel ne pouvait gvais 73,000 boeufs contre 60,000 pour
il brûle, comme Clovis, ce qu'il à adoré | mieux choisir. i l'année dernière. L'augmentation dans
SH DAertee AA RER: | La désinvolture de sa polémique |;, transport des veaux d'engrais est
Eclairé des lumières de la foi, Veuil- | semble parfois passer même les auda- Ansst acbive que Tannée: dernière Un
lot n'hésite pas un instant à vivre | ces permises. VER “spéciaientent à -Slenaler. ses le
Fit CROIRE: Dégoûté des faiblesses de la géné- | transport des boeufs de l’Ouest sur les!
Le service de Dieu, le salut des ration qui l'entoure envers les cory- fermes de l'Est pour l'engraissement;
âmes, l'amour de Notre-Seigneur, le| bhées de ia critique patentée, il fla- le total de ces boeufs a été de 22,000 |
dévouement. à l'Eglise, l'obéissance | selle à plaisir les idoles littéraires et! pour les 41 semaines de l'année, soit |
absolue et empressée au Pape: telles! bhilosophiques de son temps. Il af-
x 1100 pour cent de plus que l'année |
furent, dès lors, tout naturellement, | fiche sans ménagement son mépris | P P Œ
dernière. A. l'heure actuelle on ne
les préoccupations dominantes de Sa! Lour les penseurs dévoyés et les hom- | trouve pas assez de bons animaux |
vie. mes d'Etat sectaires. Il invective les | our cdtistatre lardemande Le mon
catholiques qu'entraine, dans le but; que de qualité a toujours nui à cel
Le christianisme artificiel, tout en|légitime de reconquérir au Christ le coMmeérée
surface, de trop nombreux catholi-!monde moderne, la politique néfaste 0O0—-
ques de la classe bourgeoise en 1830; des concessions; trop facilement, | Le succès couronne
devint pour lui un objet d'horreur. !d'ailleurs, il se défie des transforma- , ee :
Et encore plus cette apologie toute tions qui s'imposent aux institutions l'exposition coloniale
humaine d'un ordre matériel, qui nelet aux méthodes d'apostolat avec l'é-| PARIS. —L'exposition coloniale de
‘tient aucun compte des besoins du NORHOR des siècles. Non content dela France, qui attire des touristes de
peuple, de ses aspirations, de ses souf- donner son plein assentiment aux|tout le monde, se terminera probable-
frances, de ses besoins. dogmes enseignés par le. magistère ment bientôt. Le gouvernement a dé-
Veuillot sentait combien ce. conser- indéfectible de l'Eglise, il renchérit ! cidé que l’exposition ne sera pas rou-
vatisme étroit, à la mode païenne,|sur la foi du charbonnier et adopte|verte en 1932, malgré le désir de’plu-
était injuste et dangereux, et il n'en lavec enthousiasme la totalité des |sieurs commerçants et propagandistes
augurait rien de bon pour l'avenir usages ecclésiastiques et des traditions ; coloniaux.
Volontiers son courage Le succès de l'exposition a dépassé
UN CENTENAIRE
DE LOUIS VEUILLOT
Le prince des journalistes homme
peuple
"à
l'Eglise et à la patrie”.
4 se
La conversion, quelques années plus
lité pour les institutions de service
public de ce genre. Elles veulent avoir
le meilleure qualité et c’est la façon
dont elles l’obtiennent.
000 =
De nouveaux membres
prêtent leur appui aux
petits cercles agricoles
M. À. E. Maclaurin, secrétaire gé-
néral du Conseil canadien sur les tra-
vaux des petits cercles agricoles, an-
nonce que la Eastern Dairies, Limited, |
, per”.
ee
LS
—— "0 (0
se se
ÿ< DA
CS ES
de la société. religieuses.
Croyant authentique et militant | revêt un air quelque. peu provocateur. [les attentes. Il est probable que,
habitué à envisager l'histoire de l'hu- Cruce et calaimo. Sa plume entrai-; quand elle sera terminée, elle aura été
manité sous un jour foncièrement {nante, mordante, pleine de verve, fut | visitée par 35.000,000 de personnes,
chrétien, il déconcertait les esprits|pour Veuillot l'agent de presque la population continenta-
irrésolus que le romantisme invitait | victoires, l'occasion aussi—on le de-!le de la France. Les Belges ont été les
à des abdications et que l'intransi- | vine—de nombreuses croix. Mais il | plus nombreux, vu leur proximité. |
geance austère . du redoutable polé- | savait que de la criox sort le salut.| Viennent ensuite les Suisses, les Al-
miste risquait de compromettre. Journaliste catholique et purement | lemands, les Tchèques et les gens des
IL s'agissait de défendre la foi des ! catholique, il n'avait jamais voulu étrelautres pays européens. Les Anglais
petits et le bonheur des humbles sa- |autre chose. Le secret de son influence | sont venus en moins grand nombre.
crifiés à des fantaisies nébuleuses et est dans la fidélité qu'il garda à cette: vu leur situation financière. Trois
à un égoïsme inconscient. ambition exclusivement surnaturelle.; rois et deux reines ont été au nombre
Veuillot ne pouvait trahir leur au Son exemple demeure; sa renom- | des visiteurs: le roi Albert et ia reine
se, qui était la sienne, puisquelle était | mée littéraire croit et se consolide. |'Elisabeth, de Belgique, Feisel, de
la cause du Christ et de l'Eglise. Pour sa grande âme, jeudi, tous nos: il'Irak, le sultan du Maroc et la reine
Profondément désintéressé, il dé-/lecteurs ont eu un pieux souvenir. | Wilhelmine, de Hollande. Pratique-
daigne les places et les honneurs. Léon MERKLEN, |ment toute nation européenne a été
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Petites Nouvelles |
LONDRES-—L'hon. Philip Snowden,
ancien chancelier de l'Echiquier sans
le cabinet travailliste de l’hon. Mac-
Donald, vient d'être créé vicomte. On;
se rappelle qu’il fut l'une des figures:
les plus marquantes de l'ancien gou-
vernement travailliste et que sa tena-
cité lui avait fait décerner le nom de
“chancelier de fer."
PARIS.—Le ministre de l'agricultu-
re estime que la récolte du blé pour
l'année courante sera de 278,853,000
boisseaux alors qu'en 1930 elle était de
239,023,724 boisseaux. Malgré l'excé-
dent de la récolte de cette année sur
celle de l'année dernière, on croit que
l'on sera obligé d'importer 50,000,000
de boïisseaux de plus pour les besoins
domestiques.
PARIS.—Le vapeur géant que ia
compagnie française A
fait actuellement construire aux |
chantiers maritimes de Penhoet, à
St-Nazaire, portera tout probablement
le nom de JEANNE D'ARC. La com-
pagnie a reçu plus d'un millier de
lettres, dont un bon nombre venant
d’Américains, lui demandant de don-
ner à ce navire le nom de l'héroïne
française. La compagnie a pris ces
demandes en sérieuse considération.
CHRISTIANSTED, Je de la Vierge.
—Une fièvre étrange, qui fait perdre
la mémoire à ceux qui en sont frap-
pés, règne ici à l’état d’épidémie de-
puis quelques semaines. Les hôpitaux
sont remplis. Cette fièvre est attri-
buée à la piqure d'un moustique.
OTTAWA.—Les Vétérans de la
KIRKLAND LAKE, Ont. — Seuls) Grande Guerre à leur récent banquet
dans leur petite maison isolée à Uni, nnuel, ont adopté la résolution sui-
demi-mille d'ici, Edwin Algar, 30 ans,
et sa femme Betty, 24 ans, ont perdu
la vie au cours d’un incendie qui a
détruit leur résidence.Leurs corps cal- |:
cinés ont été retirés des ruines une
demi-heure après la découverte de
l'incendie.
ROME.—Deux prêtres chinois de
plus ont été consacrés évêques: Mgr:
Youvg et Mgr Joseph Chow. Le pre-
mier a été consacré Evêque auxiliaire
de Canton; le second, Vicaire apos-!
toligue de Paotingfu. C'est pour la |
première fois, en Chine, que les Mis-|
sions étrangères ont cédé un vicariat |
entier avec tous ses organismes au:
clergé indigène.
BUDAPEST.—La Fédération natio-
nale des écrivains et journalistes ca-
Itholiques hongrois, réunie en assem-
blée, a voté à l'unanimité une réso-
iution protestant contre la persécu-
tion de l'Eglise catholique en Espa-
gne.
Jotte résolution attire l'attention
du monde civilisé et de toutes les ré]
dérations nationales catholiques de
l'étranger sur les traitements infli-
gés aux églises, aux couvents, aux
prêtres et aux religieux.
MOULINS.—Le car dinal Segura,an-
cien archevêque de Tolède et primat
d'Espagne, vient de subir une crise:
très grave de coliques hépatiques qui]
a mis ses jours en danger. |
Le cardinal est entré, depuis peu,
en convalescence, mais reste trés dé-
primé.
|
|
|
ATHENES, Grèce. — Le ministre |
grec de l'économie nationale annonce |
que son pays n’abandonnera pas l'é- LE
talon-or. Le gouvernement a pris des
mesures pour la stabilisation de la
drachme.
BUDAPEST.—On annonce que le!
prince Nicholas, de Roumanic, a
quitté Bucarest en secret avec
Mme Jana Lucia Deleij, en dépit:
de la défense de son frère, le roi Carol, Ê
et que le couple s'est marié dans 1e |
village de Tohan. |
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guerre et en connaissant toute les
horreurs, cette assemblée enregistre
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re et exprime l'espoir que le gouver-
nement canadien utilisera son ïin-
fluence dans toutes les circonstances
à la cause de la paix.”
ROME. — Pendant que plusieùrs
peuples du monde célébraient la fête
| de l’Armistice l'Italie fêtait le soixan-
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de son roi, Victor-Emmanuel III.
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de Marie, Mile Comeau était assistée, Hedwidge Boisvert, il laisse trois en-
MORIN VILLE de Mile Blanche Montpetit, présiden-
Dimanche. dernier les enfants de te de la congrégation et de Mlle
nos écoles recevaient les prix pour le |Marlie-Anne Tieulié, secrétaire tréso-
dernier concours de français de juin |rjière, et c’est devant une assistance
1931. L'on était venu de toutes les
écoles de la paroisse et chaque dis- | gation à la Vierge Marie. L'union fut
trict scolaire se vit attribuer un bon | ensuite bénie par M. le curé H. Gou-
nombre de récompenses. Le couvent |{jer et la messe nuptiale fut célébrée
par le R. P. Alexis, O.F.M. Les témoins | P. Gaborit, S.C.J.
fit excellente figure entre toutes les!
écoles et la chose n'a rien de surpre-
nant pour quiconque songe à l'excel- !
étaient Arthur Comeau, père de la
dans cette maison. Le président de | tiques de circonstance furent chantés
l'Association canadienne
du collège d'Edmonton. et de M.\pélicitations et sincères voeux de
Allard, professeur à l'université de PoneuE et de prospérité.
la capitale. Ces messieurs ont bien |
voulu dire un mot d'encouragement |
à nos enfants et de félicitation aux
gagnants et aux institutrices.
Ajoutons que ce dévouement de nos
chefs ne doit pas rester sans écho
dans notre population canadienne | ;
française et en effet il ne serait pas | Nous avons le regret d'annoncer le
juste de leur laisser tout le fardeau | décès de M. Achille Patry, âgé de 76
et de ne rien faire pour les seconder!ans. Le défunt ne fut malade que
dans leurs efforts. Aussi avons-nous|trois jours. Tous ses enfants de
appris avec plaisir que les dames de|Jeffrey, Edmonton et même Calgary}
la paroisse qui font partie de l'Exécu- | étaient à son chevet, Les funérailles
tif du cercle local sont en träin d'or- |auront lieu jeudi de cette sëmaine 4}
ganiser une partie de cartes pour di- ! 10 h. du matin. |
manche prochain afin d'aider à l'Asso- La patinoire est prête. Nous n'a-
ciation. Nul doute que l'on répondra | vons plus qu'à grouper les joueurs et
avec générosité à leur invitation et inos parties de gouret recommenceront
que la salle sera comble pour la cir-|sous peu. 1l est à souhaiter que nous
constance. recevrons comme l'hiver dernier, l'en-
Notre rond à patiner est terminé | Couragement du public. |
depuis quelques jours et dimanche, Baptême.—Léo Théodore Joseph,
dernier notre équipe de gouret se né de Narcisse Gélot et Alice Ouellet. |
mesurait pour la premiére fois avec | Parrain et marraine, M. et Mme
celle de Saint-Albert. La partie futi Théodore Gélot, grand'parents de
des plus contestées et la victoire resta : l'enfant. Porteuse Mme Joseph Ouel-
avec les nôtres. Îlet, grand'mère maternelle.
M. Léon Coulombe conduisait lun-| Mille Yvonne Bailey est partie pour |
di dernier à l'autel Mlle Alma Houle. | Edmonton où elle a ouvert un salon
Nos meilleurs souhaits les accompa-|de coiffure au “Queen's Hotel”, 8729
gnent. avenue Jasper. Cordiale invitation à
Il nous a été donné, lundi, soir, | toutes ses amies de Legal. —Corr.
d'entendre le concert français orga- Oo
nisé par l'A.CF.A. C'était charmant BEAUMONT
du commencement à la fin et il nous N sn
tarde d'entendre le prochain qui se | pus POS 4 FORTE Q'AvoI +
annoncer le décès d'un pionnier et
donnera en quinze jours.
[run de nos compatriotes les plus en
Do —— . j vue dans la personne de M. Eugène
Moreau. Il est mort samedi le 21 no-
LEGAL vembre, d'une angine de poitrine
Le mardi 24 courant, eut lieu le | n'ayant été malade que quelques
mariage solennel de Joseph Garneau, | heures.
fils de Mme veuve Séraphin Garneau,; M. Eugène Moreau habitait l'Ouest
et Lucille Comeau, fille aînée de M. et | depuis 25 ans et était âgé de 68 ans. |
Mme Arthur Comeau. Etant enfant Outre son épouse inconsolable, née
M. et Mme Edouard Blanchard nous
ont quittés et s'en retournent dans
l'Est, à Embrun, province de l'Onta-
rio. Nous regrettons leur départ et|
nous osons espérer qu'ils nous re-
viendront plus tard.
—Corr.
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deux échéances (an choix du suuscripteur) comme suit:
5 ANS À 5%, ÉCHÉANT LE 15 NOVEMBRE 1936
BONS DE 10 ANS À 5%, ÉCHÉANT LE 15 NOVEMBRE 1941
Le principal est payable sans frais, en monvaie légale du Canada,
BONS DE
Receveur général du Canada, à Ottawa,
Charlottetown, Montréal, Toronto,
émue qu'elle lut l'acte de sa seal
mariée et Alfred Garneau, frère du | milieu d’une grande affluence de pa-
A : ! . .
lence de l'enseignement qui se donne | marié. Durant la messe de jolis can-|rents et d'amis.
française par MM. Arsène Therrien et Thomas]|et Mme Pilon, M. et Mme Alex. Mor-
s'était fait un devoir de se rendre & | Lessard. Après la cérémonie les heu-| neau,
Morinville pour l'occasion et il était |;eux époux partirent pour un voyage | Heatley, M. et Mme J. W. Mowle, M.
accompagné du P. Béliveau, recteur |Ge noce à Edmonton et Waïnwright.| Curry et beaucoup d’autres.
ou au bureau du Receveur général adjoint à Halifax, Saint-Jean,
A TO UKVILVANCE
l'Association et particulièrement son
président général d’avoir bien voulu
Yhonorer dans la personne de son
secrétaire général pour venir distri-
buer les diplômes. Il profite de sa pré-
sence pour le prier de transmettre au
Dr Petitclere les condoléances sincè-
res de la population française et de
toutes les personnes présentes pour
les douloureuses épreuves au'il a eu à
supporter en si peu de temps.
un cercle de Livournes Blanches. Le
département offre de faire visiter les
poulaillers des personnes organisées, à
des périodes régulières et de venir en
aide par ses conseils, à ceux qui dési-
rent se perfectionner dans cette In-
téressante ligne.
Lâ saison des mariages est floris-
sante à Bonnyville. Cette semaine
verra s'unir les couples suivants: M.
Lucien Hêtu et Mlle Jeanne Bartier;
M. Eugène Bélanger et Mlle Jeanette
Mercier; M. Théo. Vasseur et Mlle
Elizabeth Lirette; M. Gérard Mer-
cier et Mlle Lucille Séguin, tous de
Bonnyville. Nos meilleurs souhaits
sont acquis à ces braves et populaires
jeunes gens. ;
La semaine dernière nous remar-
quions parmi nos visiteurs les parents
de M. Omer Durocher, de Fort Sas-
katchewan. L'on dit que quelques-uns
de ces messieurs seraient désireux de
s'établir dans nos parages. Mais oui!
il faut venir.
Dimanche dernier plusieurs person-
nes de Bonnyville se rendaient à l'in-
vitation de M. l'abbé Lepage à Saint-
Vincent pour l'inauguration de sa
magnifique salle paroissiale. L'on rap-
porte une très, très jolie soirée. Par-
mi les visiteurs, M. le curé Lapointe,
M. et Mme Josaphat Hamel et les
demoiselles Philomène et Berthe Li-
moges.
Mme J. Nap. Vallée était de passa-
ge à Edmonton pendant quelques
jours.
=————0Co- 1 À lhôpital depuis quelques jours
BONNYVILLE i sous les soins du Dr S. Sabourin, Mlle
Olive Laberge, qui se rétablit d'une
Nous jouissons depuis samedi d’une | opération sérieuse. —Corr.
température beaucoup plus modérée. Oo
Le peu de neige permet tout de même C ASTOR
d'avoir des chemins d'hiver qui sont
beaucoup appréciés sans nuire aux| Distribution des prix et diplô-
autos. Beaucoup de grain se dirige| mes du concours de français
encore vers les élévateurs malgré la! Le temps est froid, très froid, et
baisse du marché. Les affaires repren- | cela a empêché beaucoup des nôtres
nent considérablement et les gens|à venir assister à la distribution des
s’encouragent. prix et diplômes du concours de fran-
Mardi dernier, MM. Tremblay et | Sais.
Nicholls, conférenciers sur les volail-| Il est 8 h. du soir, lorsque le secré-
fants, Marguerite (Mme Lessard),
Albert et Rosaire.
Il laisse aussi trois frères: Théodore,
de St-Sylvère, P.Q., Joseph, de St-
Célestin, P.Q. et Georges, de Midna-
pore, Alta. 5
La levée du corps a été faite à 1
demeure mortuaire par le curé, le R.
Les funérailles eurent lieu lundi au
Il annonce ensuite qu'il renouvelle-
ra pour la région les prix oratoires de
français parmi les enfants de langue
anglaise pour 1932.
M. U. Baudry, secrétaire général de
l'AC.F.A., parla en anglais et en
français de l'Association et de ses
concours français; de l’heureux résul-
tat que ces examens apportent par
l'étude de la langue française, un
lien qui grandira et resserra l'amitié
entre les deux grandes races par une
meilleure entente de la langue fran-
çaise, il montre le nombre toujours
croissant des écoles et des élèves qui
prennent part au concours. Ces con-
cours sont ouverts à tous, quels que
soient leur race, religion ou couleurs;
mais notre Association entend conser-
ver son autonomie.
Parmi l'assistance on remarquait M.
d'Edmonton, M. et Mme
De nombreux témoignages de sym-
pathie furent envoyés à la famille en
offrandes de messes et bouquets spi-
rituels par les personnes suivantes:
ses enfants: Albert, Rosaire et Mar-
guerite, M. et Mme Emile Pilon, M.
et Mme Adrien Blackburn.
Les porteurs étaient: M. Pierre
Bérubé, M. Napoléon Bérubé, M. Da-
vid Magnan, M. Charles Soucy, M.
Eugène Goudreau, M. Hubert Rivard.
M. Pierre Royer portait la croix.
Au nom de la famille, M. Rosaire
Moreau remercie tous ceux qui lui
ont témoigné leurs sympathies dans
la douloureuse épreuve qui la frappe.
—Corr.
La ‘“Survivance” prie les membres
de cette famille d'agréer l'expression
de ses sincères condoléances.
Il remercie pour les témoignages
de sympathie que le président du
cercle l’a chargé de rapporter à notre
président général et dit qu'il se fera
auprès de lui l'interprète de tous.
Ensuite a lieu la distribution des
diplômes et superbes volumes aux
heureux lauréats, puis des deux mé-
rite, offertes par M. F. Jaboeuf, qui
ont été gagnées par: ère médaille,
Mile Anie Van Orlee; 2ème médaille,
Mlle Mildred Harvey, de l'école The-
resetta.
La soirée se termina par des chants.
On nous annonce qu'au prochain
concours quatre écoles de la région y
| prendront part.
M. U. Baudry qui fut l'hôte de M.
les, venaient, sur invitation, rencon- | taire général de l'A.C.F.A. accompagné | H. Déchêne, est reparti pour Edmon-
trer les gens intéressés pour leur|du président et du vice-président au|t°n Par le train du matin. —Corr.
aider dans la sélection de leur voilier! Cercle Castor de l’A.C.F.A. pénètrent Dee —C00 —
et tâcher d'encourager les gens à!dans une des salles de l’école Mon- COWLEY
améliorer leurs volailles en s’organi- | fort, mise à notre disposition pour la
sant. Ces messieurs furent très inté-|soirée. Les enfants sont là, impa. |
ressants et surtout très pratiques. tients, Parmi l'assistance nous remar-
Plusieurs ont profité de leurs bons|quons plusieurs personnes de langue
conseils et nous avons le plaisir de |anglaise.
voir un cercle d'Eleveurs de volailles] Le président du cercle M. F. Jabeuf,
Plymouth Rock grises en formation. | ouvre la séance par une adresse de
Espérons que le nombre de membres ! bienvenue à M. U. Baudry, secrétaire
grandira, et que l'on pourra voir aussi général de l'ACFA. Il remercie | Un libéral élu dans Ontario
Nous serons très heureux de
publier le courrier de Cowley si
le correspondant veut bien nous
faire connaitre son nom.
La rédaction.
———0Q
GUELPH.—Pour la seconde fois de-
puis trente ans, la circonscription
onftarienne de Wellington-sud a élu
un député libéral à la Législature: M.
D.-Paul Munro a obtenu mercredi,
une majorité de 258 voix sur son ad-
versaire conservateur, M. W.-P. Gam-
ble, dans une élection partielle ren-
due nécessaire par la mort de M.
Lincoln Goldie, ancien secrétaire
provincial dans le gouvernement
Ferguson.
Les libéraux comptent maintenant
15 députés à la Législature, les con-
servateurs 88, les progressistes 5, les
conservateurs indépendants 2, les
United Farmers of Ontario 1, et les
travaillistes 1.
Rhumes-Bronchites-
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Nouvellement ouvert
au bureau du ministre des Finances et
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dailles d'argent représentant le mé-|
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Un remède qui mérite des louanges
‘Mme Napoléon Roy, de Birchton,
Qué., écrit: “Le Novoro du Dr Pierre
est un remède qu’on ne peut louanger
assez hautement. La moitié d’une bou-
teille de cette médecine fut suffisante |
pour restaurer mon appétit et règler;
la fonction des intestins.” Cette pré-
paration faite de plantes augmente la
sécrétion digestive et affecte d'une
façon bienfaisante le procédé d'élimi-
nation. Elle devrait se trouver dans
é-|:
selon leur vocation.
25 NOVEMBRE. 1931.
D
naient de remporter des prix. Il ex-
horta ensuite tous les Junioristes à
EEE or
GR EP PO EE
développer en eux l'obéissance et la
piété, ces deux vertus qui doivent être
à la base de leur vie d'étudiants, s'ils
veulent. devenir un jour des apôtres
Sa dernière parole fut pour accor-
der un grand congé aux élèves afin de
leur permettre de célébrer la Sainte-
chaque armoire à pharmacie. Le No- Catherine “à la canadienne”. -
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Dimanche soir, S. E. Mgr l’archevé-
que nous faisait l'honneur de prési-
der à la distribution des prix du
concours de français. L'A.C.F.A. était
représentée par son secrétaire géné-
ral, M. Ubalde Baudry, MM. Allard et
Pilon, et les RR. PP. Boyer et Bou-
cher, tous membres de l'Exécutif. On
remarquait aussi dans l'assistance le
R. P. Alac, O.MI, du vicariat de
Grouard.
La séance s’ouvrit par un morceau
d'orchestre. En plus d’une petite say-
nèête: “Saint-Délicat”, le programme
comprenait un dialogue et quelques
duo: violon et chant.
Le R. P. Supérieur souhaita la bien-
venue à Son Excellence au nom du
Juniorat, et M. Baudry en celui de
l'A.C.F.A. Puis le secrétaire général,
ayant fait l'historique des concours
de français de l'Alberta, nous en mon-
tra toute l'importance et procéda en
suite à la distribution des prix et des
diplômes.
À son tour, Mgr l'archevêque en-
couragea les élèves à bien profiter de
ces concours et félicita ceux qui ve-
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vous pouvez les prendre à condition
d'assurer la neutralisation des acides
dangereux que les aliments formeront
dans votre estomac.”
Lorsque votre estomac est surchargé,
la masse de la nourriture s'aigrit ra-
pidement et forme des acides qui pa-
ralysent l’activité gastrique bien avant
que le travail de la digestion soit
terminé.L’estomac s'affaiblit alors et
s'irrite et vous commencez à souffrir
journellement d'indigestion, de flatu-
lence, d'acidité, de ballonnement et
de douleurs d’indigestion. Vous perdez
aussi l'appétit—vous êtes fatigués et
vous avez des vertiges—et les repas
qui faisaient votre joie deviennent des
cauchemars redoutés.
Si vous voulez neutraliser rapide-
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et nettoyer votre estomac et l'aider à
bien digérer ces joyeux repas sans que
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peut être nominatif.
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